Sa pa, et ses rizières verdoyantes

Sa pa, et ses rizières verdoyantes

Dernière endroit du Viêtnam que nous visiterons, Sa pa est connu pour être une ville au nord du pays entourée de rizières.

Pour découvrir les alentours, on a décidé d’aller dormir chez l’habitant afin de pouvoir plus facilement échanger. Des français que nous avions rencontré à Ho Chi Minh, nous avez recommandé leur hôtes, Su de Sa Pa, nous avons donc réservé avec elle. Arrivées avec le bus de nuit à 5h du matin, on fait la connaissance de Su qui est venue nous chercher avec son mari. Ils proposent de prendre nos sacs sur leurs scooter et nous de prendre un moto taxi. Malgré que le scooter soir bien chargé, Su arrive à se faire une petite place avec nos sacs.

On arrive chez eux, une jolie petite maison au milieu des rizières. Déjà que marcher dans la boue ce n’est pas simple mais avec nos gros sacs ça relève du miracle pour éviter la glissade dans les rizières. Ils voient qu’on n’est pas trop réveillées et nous aident à porter nos gros sacs. Desolé la glissade ne sera pas pour aujourd’hui. On nous présente à la famille de Su, une grande fille Tchu, un fils Kho, et une petite fille Chuly. Le trajet en bus a été mouvementé alors on se fait une petite grasse matinée avant d’aller se balader. On se fait réveiller par une bonne odeur de pancake. Parfait pour avoir des forces pour le reste de la journée.

L’intérieur de la maison est assez sommaire, un énorme meuble avec une télé, table basse avec petites chaises d’extérieur. Dans la cuisine, il y a un feu à même le sol et l’eau courante arrivant directement de la rivière via un tuyau. Le coin douche à une poubelle rempli d’eau que l’on utilise avec une écuelle. L’eau peut être chaude si on se motive à la faire bouillir sur le feu, sinon le tuyau de la rivière est prolongé pour arriver jusqu’à la salle de bain. Il y a un grand lit où dorment tous les enfants et un lit pour les parents.  A l’étage il y a plusieurs lits sous des moustiquaires pour accueillir les touristes. Su parle très bien anglais juste en l’ayant appris avec les touristes, c’est impressionnant. Elle ne sait ni lire ni écrire et ne parle que quelques mots de vietnamien. Elle parle seulement mong.

On part se balader jusqu’au village voisin. Des rizières à perte de vue. Les parcelles de riz sont nivelées sur plusieurs étapes. D’abord ils sèment le riz grossièrement dans une parcelle. Une fois que le riz a poussé d’une quinzaine de centimètres, ils ramassent le riz en les réunissant en bottes puis ils les plantent dans une autre parcelle, cette fois ci en espaçant d’une dizaine de centimètres chaque brin. Les parcelles doivent être irriguées en eaux pour que le riz puisse pousser. Il y a deux types de riz, un pour les endroits bénéficiant d’eau et un riz pour les endroits plus secs. Chaque famille plante son riz. Par exemple autour de la maison de Su, les parcelles servent à sa famille et aux familles des frères du mari de Su.

En se baladant, on a vu des milliers de papillons dont des papillons qui s’accouplaient. Su nous dit Banana  Mushroom. Euh… moi j’aurais dit plutôt butterfly mais je peux me tromper. Elle voit qu’on comprend pas alors elle nous explique que la femme est représenté par le champignon et que l’homme par la banane,  vous l’aurez tous compris. On rigole et on en vient à parler des couples chez les Mong.Elle nous raconte que il y a une tradition qui veut que l’homme choisisse sa femme dans la rue par exemple quand elle fait son marché, et si un homme la choisit,  elle est obligée de se marier avec lui. Elle nous a montré une vidéo d’une fille qui se traîner par terre pour ne pas aller avec l’homme qu’il l’avait choisi. Une vielle dame s’approche apparemment sa grand mère qui lui dit tu dois y aller c’est la tradition. C’est fou de se dire qu’il y a encore des pratiques comme celle là. Elle nous a dit qu’elle ça n’avait pas été le cas, les garçons venaient demander la main à ses parents et elle acceptait ou non. Ses parents faisaient partis des gens un peu plus moderne qui demander l’avis à leurs enfants. Pour éviter le nombre grandissant de jeune femme se suicida ne pour ne pas être obliger avec un homme qu’elle n’aimait pas, une bonne partie de la population à changer ses moeurs heureusement. Le soir on mange de délicieux nems avec des légumes et du riz. Su veut toujours qu’on mange plus mais c’est bien trop pour nous. Elle sort sa bouteille “d’happy water” qui est une sorte de gnôle fait avec de l’alcool de riz. Assez fort et le goût du riz riz est quand même bien prononcé. Ça ne sera pas notre boisson favorite. On leur apprend le jeu de carte, “le président” , ils sont un peu rétissants mais une fois quelques parties jouées, ils ne veulent plus s’ arrêter, on doit limite les supplier pour aller se coucher.
Le lendemain on va se balader dans un autre village avoisinant. On peut voir les habitants travailler dans les plantations de riz. Su nous explique comment ils tissent, comment ils enlèvent la peau du riz et comment ils font “l’happy water”. Le soir on rentre avec les plus grands des enfants pendant que Su rentre avec sa plus jeune fille qui est fatiguée et son mari, pour préparer le dîner. On prend un raccourci par les rizières. Malgré les chaussures de montagnes, de marcher sur une petite corniche de boue pour des personnes ne travaillant jamais leur équilibre c’est pas simple. Eux ils galopent comme des petits cabris. Entre le temps qu’on marche et les arrêts photos, les enfants n’ont qu’une hâte, c’est d’arriver. On arrive les pieds pleins de boue, fallait bien, une seconde d’inattention et le cailloux qu’on pensait fiable, n’est rien d’autre qu’un tas de boue qui s’effondre sous notre poids. L’essentiel c’est qu’on soit arrivé. Su rigole de nous voir avec de la bout plein les chaussures.  Les enfants regardent une série télévisée super mal jouée avec un bruitage à la power ranger/bioman, (pour les plus vieux les mêmes bruitages que dans le sketches des inconnus sur les biomans) Tout le monde regarde mais les parents ne comprennent pas vu qu’ils ne parlent pas bien vietnamiens.

Les enfants de Su sont contents quand il y a des touristes, Su fait les spécialités de son pays et les enfants en profite pour se regaler. Au quotifien, c’est plutôt du riz au petit déjeuner que des pan cake. Elle nous avoue même qu’elle a appris à cuisiner les nems et les nouilles pour faire plaisir à ses hôtes. C’est une femme vraiment surprenante, c’est elle qui subvient au besoin de sa famille grâce aux personnes qu’elle accueille. Nous avons vraiment passé trois jours génials en la compagnie de Su et de sa famille et on recommande vivement de découvrir Sa Pa de cette façon.

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Prochaine destination le Laos en prenant un bus de nuit via Dien bien phu. On a droits à notre bus couchette.

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2 comments on “Sa pa, et ses rizières verdoyantes”

  1. J’adore cette rencontre, j’y étais en te lisant. J’avais envie de rencontrer Su et sa petite famille.
    J’ai rien à dire là … à part que c’est ça que je veux faire …
    Merci Audrey … 😉
    Ps : c’est moi ou ça sent les pancakes ?

  2. Et pis tu l’as encore pas mis sur FB euh !!! :p

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