Sur la route des kiwis

Sur la route des kiwis

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On nous a dit : “va en Nouvelle Zélande et loue un van” et comme on est polies et bien éduquées, on a fait ce qu’on nous a dit.

On a pris un Lucky van parce que son nom était joli et que c’était le moins cher. Et bim, pour environ 50 $ nzd (environ 30 €) par jour on avait un toit et 4 roues.

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Notre super van d’amour

La vie est belle en van. On se sent libre et un peu foufou. On se repasse nos rêves de long voyages de quand on était ado (“et si j’avais tout largué pour aller sillonner le monde en camion ?”) et au final, après s’être douchée à l’eau froide et avoir changé le réservoir des toilettes, on se dit qu’une semaine c’est bien assez.

Mais quand même, qu’est ce que c’est cool un van. C’est grand et imposant, ça roule et tu peux écouter ta musique, tu y dors et tu peux tout y stocker. Et surtout TU FAIS CE QUE TU VEUX. Bon dans l’absolu du temps que tu as et selon les routes praticables. Nous on avait 10 jours (“bouhou, 10 jours pour la nouvelle Zélande c’est pas assez !”) mais on a bien rentabilisé. Déjà on n’a fait que l’île du Nord (“quoi ? Tu fais pas l’île du Sud ?!”) et on a bien respecté notre chemin de route : les grottes des vers luisants, les lacs verts de Tongariro, la champagne pool de Rotorua et les bains chauds creusés à même la plage de Hot Water Beach. Et au milieu on a même réussi à sauter en parachute.

Donc commençons par les grottes des vers luisants. Ah non ! Commençons par la location. On avait donc booké un mini van self contained, comprenez qui se contient tout seul, qui garde tout ce qu’on évacue, on va pas vous faire un dessin. L’idée c’est qu’avec un self contained tu peux quasiment te poser où tu veux (mais il faut que ça soit un parking autorisé) alors que les non “autonomes” doivent aller en camping payant (disposant de toilettes et touti quanti). Notre maison à roulette était donc parfaite. Mais quand on l’a découverte on a un peu fait la gueule. Vieille (près de 400 000 bornes au compteur), usée (coussins qui ne sont pas de première fraîcheur) et incompréhensible (ici le câble pour le gaz, là pour l’eau, l’électricité se recharge seule mais vous pouvez chauffer avec le gaz aussi, faut appuyer là… Aaaaah). Sans oublier la fameuse conduite à gauche. Et puis bon, on s’est dit qu’on était pas plus bêtes qu’une autre, et Audrey s’est mise au volant.

Et comme une chef, elle a conduit.

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Merci Céline, je prends le volant pour conduire à gauche avec un van boîte automatique. Heureusement qu’à Tahiti mon ami Thomas m’avait prêté une voiture automatique, j’ai pu me faire la main ou plutôt le pied en roulant à droite. J’avais deux pédales et deux pieds je me suis dit parfait mais je n’avais pas réfléchi que sur une voiture manuelle c’est le pied droit qui accélère et qui freine, du coup, on a eu quelques à coups le temps que Thomas me dise que ce n’était pas avec les deux pieds… Je me disais bien que c’était bizarre ! Ahahaha ! Bref donc me voilà au volant en Nouvelle-Zélande. Est-ce qu’on a tiré au sort ? Non, en fait Céline avait oublié son permis international dans le scanner de chez sa mère et ne l’a jamais reçu à Buenos Aires via courrier. Et un permis perdu! Donc on ne pouvait pas partir de l’agence avec Céline au volant. Première conduite jusqu’au glow warms cave. Je pensais que c’était des lucioles qu’on verrait mais en fait c’était de vers luisants. Il éclairent le bout de leur corps pour attirer les insectes et comme ils ont mis en place pleins de fils ils attrapent les insectes qui ne se méfient pas. On arrive le soir à Waitomo, on cherche un lieu légal pour garer notre van pour la nuit parce que si tu te gares n’importe où tu peux avoir une amende de 200$ australiens. On va sur un parking demander et là le gars nous dit de se garer devant et de le garer le long de l’allée dans l’ombre pour le cacher. On s’exécute, le problème c’est qu’on n’est pas loin de la route et que notre van est blanc. On se prend un fou rire, genre je suis dans l’ombre, je suis caché alors qu’on ne voit que notre van. Le gars nous dit qu’il y a des vers luisants dans la forêt donc on reste garé là le temps d’aller voir ça. On fait quelques centaines de mètres et on voit pleins de petites lumières, trop beau mais un peu flippant de se balader en forêt dans la nuit noire. Le problème des vers luisants c’est que lorsque notre frontale est allumée, on ne les voit pas. On s’extasie puis on rentre au van, en voulant vérifier que Céline est toujours derrière moi, je trébuche, met le pied dans le ravin et pour ne pas tomber dedans, je me jette sur le chemin. Bilan paumes de main allégées de leur peaux. On rentre au van et grâce à l’application kiwi campers, on trouve un endroit pour se garer pour la nuit sur le parking d’un hôtel qui a ses bâtiments en forme de bateaux, d’avion et de train.
Le lendemain, on prend un tour pour visiter les caves de vers luisants en bateaux. En premier on visite une cave à pied avec quelques vers luisants mais il y a surtout des stalactites de calcaire qui brillent et des ossements de moa apparemment un genre d’autruche qui a complètement disparu ici.

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Intérieur de la cave
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Ossements moa

Deuxième cave on monte dans le bateaux, c’est tout simplement incroyable mais on ne peut pas prendre trop de photo, ça ne donne rien alors juste on profite, on a l’impression d’avoir des milliers d’étoiles sur nos têtes. Le bateaux avance, recule, tourne et vire, on est pris dans la beauté de l’endroit.

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Fil de vers luisants
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Vers luisants
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Waitomo cave (image prise sur Google)

On sort de la cave avec nos petits yeux éblouis par la soudaine clarté de l’extérieur et la dans la rivière on voit des énormes murènes.
Un peu agressive, y en a une qui a attaqué ma go pro juste après l’avoir mise dans l’eau, du coup je n’ai pas réussi à prendre une photo des monstres.
On se dirige vers la balade de Tongarino avant la tombée de la nuit pour ne pas être trop loin le matin. 17h30 c’est tôt pour l’apparition de la nuit et ça raccourci pas mal les choses à faire de jour.
8h debout pour aller au village de Whakapapa pour demander des conseils.
On dit au garde du parc qu’on veut faire seulement l’aller retour jusqu’au cratère rouge et il rigole: ” juste l’aller retour au cratère rouge “. Il nous dit qu’il est tard que le temps d’arriver au départ il sera 10h et que la marche prend 6h à 8h et qu’il fera nuit. On lui dit qu’on compte le faire en 6h et là il se marre genre on est inconscientes et que faut être sportif et blablabla… Je regarde Céline, stupéfaite, il est seulement 8h45 et le départ et à 10min. On le regarde, septique, et on va faire notre balade. On n’est pas des fondues de rando à aller marcher à 7h du matin on l’avoue mais quand même de là à nous faire sentir qu’on est bien gentilles et qu’on n’est pas de vraies randonneuses… Merci bien. On commence notre balade malgré tout et 2h30 après on arrive au cratère rouge qui n’est autre que la montagne du Mordor  dans le film le Seigneur des anneaux. On apprécie la vue sur les lacs bleus-verts qui sont bordés de fumerolles. La vue est juste incroyable.

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J’arrive au van et là,  la fermeture centralisée ne marche pas. Je tilte immédiatement, j’ai oublié d’éteindre les phares. J’annonce la nouvelle paniquée à Céline qui est finalement rassurée parce que quand je lui ai annoncé qu’on avait un problème, elle pensait que j’avais oublié de fermer le van et qu’on avait plus d’affaires. Bon plus de batterie c’est pas la mort, seul problème les loueurs ne mettent pas de pince croco et toutes les voitures environnantes sont quasiment toutes des voitures de location. Au bout d’une heure on appelle l’assistance et il nous dise que c’est 250$ vu que c’est notre faute. On se demande pourquoi on a pris une assurance à 200$ et on leur dit qu’on va se débrouiller.
On continue de demander, il fait nuit depuis un moment et au bout d’une heure trente, une personne me réponds enfin qu’elle a des câbles,  je n’en reviens pas je lui redemande pour être sûr que j’ai bien compris. Elle me le reconfirme, j’en crois tellement pas mes oreilles que ma joie submerge mes yeux. La fille me regarde bizarrement et ne comprends pas cet élan de bonheur. Pour moi, elle est comme notre sauveuse surtout qu’on n’a pas le droit de dormir sur ce parking avec le van. On essaie de redémarrer et là… grande déception, le van ne veut pas démarrer. On a un diesel et on a branché sur un essence, on se dit que ça peut expliquer pourquoi ça ne démarre pas : manque d’ampérage. Nouvelle mission trouver un diesel mais figurer vous que ce n’est pas courant en Nouvelle Zélande. Il y a même une taxe par kilomètres parcourus avec un diesel. Au bout d’un moment un diesel pointe son nez mais après 30min d’essai et de charge rien ne se passe. On se résigne, il est tard on rappellera demain l’assistance histoire de ne pas payer le tarif nuit. Et dire qu’on serait dans des bains chauds si on avait pas eu ça, à la place on est dans la brume sur un parking où il doit faire 10 degrés. Je m’en veux mais Céline est cool et relativise. Merci coéquipière. On mange sur le parking et on rencontre les Croc monde qui sont des Blogger du voyage dont je suis les aventures. Le monde est petit !! On dort froidement et au premier rayon du jour on cherche un téléphone néo zélandais parce que bien sûr avec nos puces françaises on n’a pas de réseau dans ce coin paumé. L’assistance arrive au bout d’une heure et passe plus de 30min à essayer de redémarrer le van et fini par mettre 4 pinces. Notre batterie fume et notre espoir est accroché au son du moteur qui hoquette. Vroooum, ça y est il a démarré, on est aux anges et en plus le dépanneur nous dit que ça ne vient pas seulement des feux c’est un problème de bougies. Ce n’est donc pas complètement de notre faute, on est encore plus contentes. On file à Taupo pour recharger la batterie et continuer notre périple.

Arrivées à Taupo on fait la première vidange du van, assez comique à voir pour remplir d’eau on a pas le bonne embout et pour vider les cuves sales on prend ça du bout de doigts. Je m’occupe des eaux usées de la douche et Céline de celles du WC. On fait une bonne team même si un anglais nous regarde d’un air dépité  : apparemment il ne faut pas utiliser le tuyau d’évacuation pour la cuve des wc, c’est seulement pour la douche. Bon ça va, faut bien un début à tout, on le saura pour la prochaine.

Il est environ onze heures, vu que le problème avec le van ne devrait pas nous être débité, on décide d’aller voir l’école de saut en parachute comme on l’avait prévu, il est tard mais on verra bien. On arrive ma gueule enfarinée et on demande si on peut sauter aujourd’hui. La nana nous dit pas de problème et nous propose… maintenant ? Euh… On se regarde avec Céline, on n’est pas lavées, on n’a pas mangé… On décide de réserver plutôt pour le début d’après-midi. Ce qui est cool quand on a un van “self contained” c’est que peu importe où t’es,  tu peux prendre une douche et te faire à manger. Ça y est, on est mieux dans nos baskets et on a le ventre plein, on peut aller sauter sans avoir eu le temps de trop cogiter. On nous donne une combi, un masque transparent pour les yeux, un tour de cou pour coincer nos cheveux et on nous explique les règles de base. Les mains sur les sangles des bretelles en sortant, la tête en arrière et dès que t’es en l’air tu replies tes jambes. Pas plus. On est parées pour le saut. Nos moniteurs de tandem arrivent et moi, j’ai comme toujours le gars qui fait des plaisanteries vaseuses du genre : “ravi de t’avoir connu”, “J’ai l’impression que ton harnais est trop grand”… Bref ça me fait rire, pas de chance, il aura l’effet escompté de panique dans mes yeux. On monte dans le petit coucou, en vol ils nous mettent des masques à oxygène sûrement pour contrer le stresse et qu’on se sente bien. Céline sera la première à sauter et moi la dernière.

Céline en action

Ça y est, c’est mon tour, petite photo au départ et je me retrouve en une fraction de seconde en l’air. Je n’ai même pas le temps de replier les jambes qu’il a déjà plié mes jambes avec les siennes, technique maîtrisée à merveille. Pendant une fraction de secondes tu as l’impression de flotter, le temps qu’il ouvre le petit parachute qui permet de freiner un peu la chute. On avait pris l’option “photographe qui nous suit”, et j’avoue que ça déconcentre un peu. La prochaine fois je sauterai sans, histoire de profiter de toutes les secondes. La vue est magnifique, on est au dessus du lac de Taupo, tu sens l’air contre ta peau qui essaie de contrer ta chute. Le photographe vient pour filmer et prendre des photos, je m’aperçois que le masque est remonté en souriant avec mes grosses joues et qu’il est collé à mon oeil. Sensation plutôt désagréable. Le photographe s’éloigne et là, le parachute s’ouvre. Une sensation de remonter te traverse le corps et le freinage fait remonter tes jambes. J’ai l’impression d’être un pantin quelques secondes.

La voile se déploie et nous porte. Pour ceux qui pensent que le parachute et le parapente c’est pareil,  détrompez vous! Un parachute est fait pour descendre alors qu’un parapente est fait pour monter. Après je vous l’accorde, depuis que les parachutes ne sont plus ronds, l’allure de la voile est ressemblante (mais très différente pour les initiés de parapente) et il y a des freins pour diriger la voile. Le gars freine pour qu’on parte en tangage (mouvement de balançoire) histoire que j’ai un peu peur mais pas de chance j’ai déjà volé seule en parapente, je sais que c’est normal et même j’adore.  Je profite pour contempler la vue du lac et de Taupo.  Le tandem avant nous et en phase d’atterrissage, alors on descend en 360 jusqu’au terrain pour se poser en douceur.
Expérience au top mais je pensais que ça me procurerais plus de stress et de sensation, Céline a ressenti la même chose, on en conclus que c’est cool d’avoir un film et des photos mais que ça réduit tes sensations parce que tu es pas mal managé pour poser et sourire à la caméra. On est quand même super contentes de notre expérience, ça faisait longtemps qu’on voulait essayer, voilà une bonne chose de faite.

On va visiter la ville de Taupo et jeter un oeil au MC do parce que d’après le guide c’est le plus cool du monde. Bizarre,  première fois qu’un guide nous incite à aller dans un fast food. À Taupo au dessus du lac, on voit au loin la montagne que l’on a grimpé la veille. On se ballade pour trouver des renseignements et on tombe sur le MC do. Effectivement c’est cooool. Un immense avion se trouve devant, et on peut aller manger dedans.  Tel des enfants, on n’y résiste pas et on part manger dans l’avion.

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Le soir venu, on va voir rapidement les chutes et on file au sources chaudes naturelles. C’est trop chouette, l’eau de la source est brûlante et se mélange avec une partie plus froide de l’eau d’un lac. Trop sympa de se prélasser sous les étoiles dans une source d’eau chaude. On rejoint Sylvie et Benji du blog Croc’monde au camping de Taupo. Ils sont super cools et on passe une soirée pénard à discuter de voyage. Le lendemain on part pour Rotorua et eux visiteront la ville et les supers thermes d’eau chaude.
On se dépêche d’arriver avant 10h pour voir le geyser à Rotorua. Il provoque le déclenchement en versant un gros sachet de bicarbonate dans le cratère. 15min plus tard on assiste au geyser !

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On visite ensuite le parc où il y a toute sorte de couleur d’étendue d’eau. Selon la couleur, on est en présence de différents composés chimiques. Ça sent le souffre à plein nez mais largement supportable vue les magnifiques endroits.

Après Rotorua on change de pilote et c’est Céline qui s’y colle, en croisant les doigts pour ne pas croiser la police locale. Et elle fait ça d’une main de maître.

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Et me voilà au volant. Pas très rassurée au début (c’est vieux, c’est gros, c’est lourd, c’est à gauche), on s’y fait tout de même assez vite. Et puis on est tout fier de conduire sur les toutes néo zélandaises. On trace donc direction la côte du nord et après quelques erreurs de direction rattrapées par une gentille locale qui a bien voulu nous guider, nous voici à Waihi beach. Bon, là c’est le soir, c’est un peu mort mais on arrive tant bien que mal à débusquer un parking autorisé et gratuit, face à la mer. On commence à être des pros de la recherche de parkings gratuits. Merci Camper mate. On se sirote le premier d’une longue lignée de rhum / orange / goyave en faisant cuire des pâtes asiatiques lyophilisées. On s’endort bercées par le bruit de l’océan. What else?

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Réveil à Waihi beach

Au réveil ben… C’est encore plus beau que ce qu’on imaginait. Quelques surfeurs téméraires débarquent à 7 h du matin pour affronter les premières vagues et nous on mange le petit déjeuner sur la plage. Voilà, un van ça sert aussi à ça : boire son café home made en protégeant son pain / beurre / confiture des mouettes curieuses.

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Un nespresso sur la plage, what else?

On reprend la route direction Hot Water Beach (merci les néo zélandais d’avoir inventé des noms aussi significatifs : après la ville de Glow Worm Cave, le parc Wai-o-tapu thermal Wonderland de Rotorua ou la très simple Spa road qui mène aux bains chauds naturels de Taupo), vous comprendrez ici qu’on va sur une plage d’eaux chaudes. Donc une plage où la mer est chaude ? Non, encore mieux ! Une plage où l’on creuse son propre bain bouillonnant. Mais ne soyez pas trop impatient car ce n’est pas pour tout de suite… Vu qu’on est arrivées en pleine marée haute et que cette fameuse plage n’est accessible que 2 h avant et après la marée (soit 6-10 h du matin ou à partir de 20 h). Mais à 20 h, ici, il fait nuit (et froid). Donc comme le van c’est FREEDOM (comprenez on fait ce qu’on veut), on décide de continuer pour Cathedral Cove et de revenir le lendemain (ça va, c’était pas super loin non plus).
Pour accéder à Cathedral Cove, il faut marcher à partir de Hahei beach pendant un bon 3/4 d’heure. Et là on nous a dit “Cathedral Cove c’est trop trop beau, c’est une plage désertique avec des rochers érodés par le vent, on se croirait en Thailande !” (Sauf que moi déjà j’y suis jamais allée en Thailande). Mais ce que ces personnes n’ont pas précisé c’est qu’il faut éviter d’y aller le dimanche. Parking blindé et plage bondée, pour la tranquillité on repassera. Mais ça reste après tout très beau, on ne peut pas dire le contraire.

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Cathedrale Cove

Au retour on se met en poste devant les 6 places gratuites dispos pour camping car. Au premier départ d’une cargaison d’espagnols, Audrey court pour réserver l’emplacement. C’est bon, nous dormirons encore une fois face à la mer (mais avec un gain certain au niveau de l’altitude).

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Lever de soleil sur la baie de Hahei

Au petit matin, levé de soleil splendide sur les hauteurs et les falaises, café et pain / beurre / confiture à la main (le combo gagnant). Maillot enfilé en 2 temps 3 mouvements, on reprend la route pour Hot Water beach. On lit quelque part qu’il faut payer 5 $ pour louer une pelle et creuser son bain bouillant. Mais Audrey et moi on a la flemme. Alors on va au plus simple : on squatte le trou que 2 autrichiens sont en train de creuser. Armées de nos grands sourires (et de nos bikinis), on réussit à les convaincre de creuser un trou plus grand pour nous accueillir tous les 4. Mission accomplie et une demi heure après on se prélasse dans les eaux chauffées par une roche volcanique passant sous la plage (Décidément, la nouvelle Zélande est le pays des volcans).

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Et là on se dit qu’on a fait vraiment des trucs fous en peu de temps dans ce pays. Et encore, on était pas encore passées par Auckland…

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Auckland by night

A Rotorua, on a croisé Clémence qui passait par là. Armée de son gros appareil photo, elle mitraillait les 1001 couleurs des lacs du Wai-O-Tapu Wonderland. Comme nous. Et en discutant, elle nous a confié son plan couch surfeur de rêve : Michaël et sa grande maison avec vue sur la baie. Plus rien ne nous étonne en Nouvelle Zélande, donc on se dit “ben oui, tiens, pourquoi ne pas finir cette odyssée chez un super couch surfeur qui a une maison avec vue sur mer !”

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Vue de la maison de Michael

On prend donc rendez-vous avec Michael mais avant ça, on va rendre le van. Et bien évidemment, ils refusent de nous rembourser les 346 $NZD que l’assurance nous a prélevés. Ils proposent de voir ça avec le service client. J’attends encore leur réponse… Donc grosse déception pour Lucky Rental, c’est important, il faut le signaler.

Heureusement Michael nous accueille comme des princesses : chambre immense, salle de bain privée et repas maison, je pense qu’on a décroché le jackpot du couch surfeur. On lui rend la pareille le lendemain en lui concoctant un gratin dauphinois avec des côtelettes d’agneau aux herbes de Provence. Pour les non cuisinières que nous sommes, cette création est une réussite ! (Et fait honneur à la France).

Le lendemain Michael nous emmène chez son pote Mark, un réalisateur de film de pub et sa femme Susie, une prof de yoga. Ils ont une superbe maison dans les terres avec bains bouillonnants dans la forêt… Nous passons la journée à débattre du conflit australo-néo zélandais (ils s’aiment et se détestent) puis à visiter la région et ses petits ports de pêcheurs puis nous finissons en beauté en dégustant l’énorme poisson que Mark a fait fumer dans la forêt (un vrai bûcheron le bonhomme). Enfin je pars me délecter dans les bains chauds au beau milieu de la nuit…

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Hot bath in the bush

Et voilà, notre odyssée Néo zélandais touche à sa fin. C’était juste énorme et on a tellement apprécié qu’on rajoute ça sur la liste : à refaire. Du coup, il va falloir penser à faire un deuxième tour du monde…

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Bye bye Michael !

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8 comments on “Sur la route des kiwis”

  1. Super, que de nouveautés.
    Lien depuis fb, double narration.
    Pardon, c’est vrai qu’il y certaines choses qui ne changent pas.
    Audrey m’avait prévenu qu’il y avait du lourd.
    Et effectivement, J’ai encore bien ris sur cette nouvelle chute.
    Mais je te rassure Audrey, je prend toujours autant de plaisir à lire vos aventures.
    Et celle ci est top.
    Bravo à toutes les 2 pour le saut en parachute.
    C’est prévu pour début juillet pour moi.
    Vraiment trop de coïncidence, je suis également le blog croc monde.
    Vraiment cool que vous vous croisiez ici alors que vous faites des TDM en sens inverse.

    Au top cet article les filles.
    Et encore merci de prendre le temps d’écrire de si long résumé que nous lisons super facilement.

    1. Je savais que ça te plairait. Ouais c’est drôle de croiser des gens qui vont dans l’autre sens. Sur la marche du Tongarino, on a aussi croisé un couple avec qui on avait descendu le Macchu Picchu. Pour le parachute, tu vas voir ça va te paraître trop facile. Merci pour les commentaires. On essaie de rattraper notre retard.

  2. Yeaaaahhh!! Ça donne envie!!! Bon, pas la chute, ni la panne… Mais, wow, super les filles! Et j’adore vous lire toutes les deux sur un même article :))
    Au top ;))

    1. Merciiii Sophie, alors ça t’as donné envie de visiter la Nouvelle Zélande, t’aurais adoré. On a même pas souffert comme en Patagonie 😉 ça nous a pas empêché de manger un bon gâteau au chocolat… Nous gourmane, noooon

  3. Super, mais vous avez oublié le plus important : LE RUGBY et le chant de guerre des all black : le HAKA

    1. Quand j’ai vu que t’avais commenté, j’aurais parié que t’allais écrire ça. On n’a pas assisté à un match et à part les affiches des rugbymen, on en n’a malheureusement pas croisé. Mais c’est vrai la Nouvelle Zélande est connu pour ses all black et leur chant de guerre et pourtant on a trouvé les nouveaux zélandais super sympa. Moi c’est mon coup de coeur

  4. Super la double narration oui ! On attend le prochain article maintenant :p

  5. Toujours un plaisir de vous lire. Maintenant je veux la photo de profil en parachute . A bientôt.

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