Tête à tête Moai sur l’île de Pâques

Tête à tête Moai sur l’île de Pâques

Ça faisait longtemps qu’on avait envie d’aller à l’île de Pâques. On a même découvert que c’était un spot particulièrement apprécié des français et on s’est demandé pourquoi. Un épisode spécial de thalassa qui aurait marqué notre enfance ? Une saison du club Dorothée qui aurait été tourné là bas ?

Non, aucune idée. Mais on voulait vraiment y aller durant notre périple et on ne vous surprendra sûrement pas en vous disant qu’on a bien fait.

L’île de Pâques c’est magnifique. C’est beau et c’est chaud. Et c’est tout ce dont on avait besoin après 1 mois et demi de Patagonie, de chaussures de rando, de coupe vent quechua et de polaire violette.

Déjà le vol était parfait : merci LAN. On ne savait plus où donner de la tête devant la diversité des films proposés. On avait même 2 repas au choix, grand luxe. Parties à 9h du matin, arrivées à 13, accueillies avec des danses traditionnelles rapa nui (nom traditionnel de l’île mais aussi de son peuple et de son dialecte), on sent l’air chaud nous envelopper. On est bien.

IMG_8142“Iorana !” a la Isla de Pascua

Pour séjourner sur l’île, nous avons opté pour le coach surfing et c’est donc Elsa et son mari Fernando qui nous reçoivent avec de grands colliers de fleur et viennent nous chercher dans leur petit utilitaire fourni par le boulot de ce dernier. Fernando est bomberos : pompier. Et sa voiture est… Vieille. On le découvrira encore bien plus tard. Pour l’instant c’est 2 chaises posées dans le coffre et zou, direction la maison. Super cosy mais ultra chaleureuse. Elsa vit là avec sa mère, Brigitta et son mari. Ça va faire 10 ans et c’est bientôt fini pour eux. Ce ne sont pas de vrais insulaires, ils ont grandi sur le continent, à Santiago. Et en bon citadins, l’île c’est bien, mais pas pour toujours. Fernando a été muté là, la famille a suivi, les filles sont restées en ville et tout le monde attend sagement de rentrer à bon port. Pour passer le temps, Elsa invite des coach surfeurs sur son canapé. Et c’est qu’elle a la patate Elsa. Une vraie baroudeuse. Et son mari aussi. D’ailleurs c’est décidé, en octobre ils partent sillonnés le Chili du Sud puis ce sera 3 mois en Europe. Bien évidemment, on leur propose de les accueillir pour leur faire visiter nos villes durant leur passage en France. Le contact est donc bien établi, on se sent déjà chez soi. Elsa nous sert le repas, un mélange de lentilles et de saucisses. Ce sera seulement le 3ème en l’espace de 5 h (merci LAN, hein) on se force un peu mais c’est super bon. Puis on va se balader à Hanga Roa, la seule “ville” de l’île (c’est facile, c’est minuscule).

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Notre premier Moaï !

Et là on voit, au delà de notre premier Moai (c’est le nom des fameuses statues qui font la gloire de l’île) et… des tortues. Mais des grosses, hein. Genre des tortures de mer, qui sont là, tranquilles, à se baigner au bord de la ville au milieu des surfeurs. Audrey et moi sommes comme des gamines et on les observe nager et sortir leur petite tête de l’eau pour reprendre leur souffle. Puis je file me baigner avec elles. Je sursaute dès que l’une s’approche trop. Il faut dire qu’elle sont mastocs les bestioles. Mais qu’est ce que cet chouette. Puis c’est coucher du soleil sur la baie. Parfait. Une soupe et au lit (vraiment une soupe, on ne pouvait plus rien avaler de plus).

Le lendemain direction le Sud de l’île et les ruines du village d’Orongo. On se fait prendre en stop sans rien demander et on découvre que c’est le mode de transport le plus basique sur l’île. En même temps il n’y a qu’une grosse route qui fait une boucle et qui va de point de vue en point de vue. Pas trop difficile de deviner où on va donc. L’arrivée sur Orongo commence avec la vision du cratère Rano Kau et de sa brèche sur la mer.

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Mirador sur le cratère Rano Kau

On est époustouflées mais aussi balayées par le vent qui frappent fort sur les hauteurs. A quelques endroits on doit même marcher à 4 pattes pour éviter de s’envoler. A Orongo, au milieu des ruines de l’ancien village Rapa Nui, on découvre la gravure de l’homme oiseau, un soit disant homme qui volait jusqu’à l’île en face pour décider qui serait le futur roi de l’île. J’ai pas tout compris en fait. Mais avec Audrey on s’est dit que ça faisait aussi parti du mystère de l’île, de ne pas tout comprendre.

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Les ruines d’Orongo

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La gravure de l’homme oiseau

Par contre j’ai bien compris que les anglais étaient venus piller la plus grande statue Moai qui trônait là pour l’offrir à la Reine et l’installer au British Museum (étrange, je ne l’ai jamais vue, il faudrait que j’y retourne). Et ça les locaux n’ont pas trop trop apprécié. Il faut dire que les locaux aiment leurs Moaïs plus que tout. J’ai même tenté de m’approcher un peu trop près de l’un d’entre eux pour prendre une photo et j’ai été reprise à l’ordre “mademoiselle, ça ne va pas être possible, c’est un endroit sacré ici”, dixit un surfeur pascuen qui passait par là. Mais en même temps parfois on sait pas trop. Est-ce un vrai ? Est-ce une réplique ? Parce que la commune distribue une carte avec leur emplacement mais franchement, parfois ça relève vraiment d’un cache-cache géant. Par exemple on sait qu’à tel endroit il y quelque chose à voir mais on ne sait pas s’il s’agit d’une statue, d’une ruine, d’une tête tombée, d’un sombrero, d’une grotte voire de rien du tout (ça nous est arrivé une fois, on n’a jamais trouvé ce qu’il y avait à voir). Sans parler des distances entre les monuments, les grandes plaines désertiques, le soleil qui frappe… Tout ça rajoute quelque chose d’étrange à ces bonshommes posant fièrement en direction de l’île. Parce qu’ils regardent tous en direction de l’île sauf quelques uns. Mais ça j’y reviens juste après.

Donc finissons cette journée à Orongo. On remonte vers la ville en passant par une petite crique. On y découvre une “piscine” d’eau de mer qui donne à flanc de falaise sur l’océan. C’est magnifique, on s’y baigne et on oublie le temps. On apprendra plus tard que cette fameuse piscine est en fait ultra dangereuse et qu’une touriste y a péri il y a à peine un mois, emportée par une vague… Hum, bref, passons.

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La piscine de tous les dangers

On se rhabille et on continue vers Tahai, le lieu où l’on peut voir les seules statues avec des yeux. Encore quelque chose de particulier. Bah oui, leur tête, leur taille, le lieu où elles ont été construites, leur nombre, est-ce qu’elles ont un chapeau ou pas ? Tout cela englobe le mystère de l’île de Pâques et pas uniquement le fait que des hommes ont un jour eu la brillante idée de construire des statues qui pèsent des tonnes et de les transporter à l’autre bout du territoire. Donc à Tahai, les statues ont des yeux. Et certaines ont des “sombreros”, ces fameux chapeaux en forme d’escalier. Le soleil se couche. On est encore tranportées. Mais on est aussi épuisées. Direction maison, une soupe et au lit (encore ? Oui)

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P1020606Les oros : Moaïs avec des yeux

Le lendemain c’est samedi et Elsa et Fernando ne travaillent pas. Ils nous proposent donc de nous emmener à Anakena, à l’autre bout de l’île. On ne comprend pas tout ce qu’ils disent parce qu’ils parlent chilien (c’est de l’espagnol mais du Chili, vous pouvez en déduire ce que vous voulez) et qu’ils parlent vite avec des mots de slang au milieu (peti peti = super, claro po = mais c’est bien sûr, vuehon = mon pote). On en déduit qu’ils se sentent à l’aise avec nous mais comme on n’ose pas leur dire qu’on comprend pas tout on hoche la tête en disant “si, si” et nous voilà embarquées dans la camionnette fumante de Fernando direction on ne sait où (mais on sait qu’on va voir le top des Moaïs).

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Ah ! on est bien dans la camionnette fumante de Fernando !

On atterrit en fait dans un fourré avec 2 tentes. Elsa en ouvre une : elle est remplie de matelas, hamac, table de jardin. Fernando prépare le barbecue. On comprend alors qu’il s’agit de leur emplacement de camping à l’année. Avec vue sur mer s’il vous plait. Ils nous précisent d’ailleurs que c’est leur seule occupation sur l’île : venir se poser à Anakena le samedi, leur seul jour de congé de la semaine.

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Anakena playa

Pendant qu’Elsa prépare le repas, Fernando nous emmène à Rano Raraku, un haut lieu de la culture Moaï. Il s’agit du volcan dans lequel les statues sont directement taillées et nombre d’entre elles sont encore en place.

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Les vestiges du volcan Rano Raraku

Et c’est dans ce joyeux bordel de têtes dans tous les sens qu’on se promène. Au milieu on croise le plus grand Moai encore sur place (bah oui, l’autre a été piqué par les anglais si vous avez suivi), 22 mètres de long, taillé à même la roche.

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Le plus grand Moaï taillé direct dans la pierre : 22 mètres

Puis on s’attarde sur une statue de vielle homme avec barbichette. Il s’agirait pour chacune d’une personnalité importante de l’île, un dirigeant pour la plupart du temps, et probablement destinées à servir de monument funéraire. Mais on n’est pas sûr. Parce qu’on est sûrs de rien avec l’île de Pâques.

P1020700L’homme à la barbichette

Au loin s’érige une rangée de statues  en bord de mer. Il s’agit de Tongariki, le fameux site ultra célèbre de l’île.

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Fernando nous y amène juste après. Et nous voilà face à cette ligne de 12 statues. On reste sans voix.

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P1020761Les 12 statues de Tongariki

Puis retour au camping, repas, baignade dans les eaux turquoises de la baie et petite marche parce qu’au loin j’aperçois ce qui ressemble à une statue. Bingo, encore des Moaïs. Un vrai cache cache j’ai dit.

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Les Moaïs d’Anakena

Le soleil se couche sur la mer, il est temps de rentrer. Et là ça devient comique. La camionnette de Fernando refuse d’avancer et cale tous les 5 mètres. On pousse, on marche à côté pendant qu’il monte péniblement les collines en se répétant non stop “non mais après c’est que de la descente jusqu’au village” et finalement on se fait prendre, Audrey et moi, en stop. Arrivées à la maison, surprise : Elsa et Fernando sont déjà là. On en déduit que nous sommes donc trop lourdes… Mais ça ne nous empêche pas de préparer un repas typiquement français pour les remercier de la super journée qu’ils nous ont organisé : quiche Lorraine au menu. Mais bien sûr, il n’y a pas de lardons ni de pâte feuilletée sur l’île. Donc on s’acharne tant bien que mal à faire une pâte brisée et on coupe des dés de pancetta épaisse. Le résultat n’est pas mauvais quoiqu’on peu trop salé (merci le sel de mer d’Elsa). Nos hôtes mangent la moitié pour nous faire plaisir mais on voit bien qu’ils font pâle figure. C’est raté pour l’initiation à la gastronomie française, la prochaine fois nous irons au resto !

Le lendemain, au réveil, nous sommes vaseuses. C’est très étrange, nous faisons de drôles de rêves depuis notre arrivée. Le soleil se lève tard également. A 9 h, on dirait qu’il est 6 h du matin. On se dit qu’on est juste décalées mais peut être que l’île est en train de nous avoir dans son sillon…
Mais nous ne nous laisserons pas faire ! Casquette, crème solaire et appareil photo, c’est parti pour le nord et son chemin fait de cavas et de ventanas. On n’a encore pas compris ce que c’était mais Elsa et Fernando nous on dit “si, si super lindo po” donc on a décidé d’y aller.
On marche une bonne heure avant d’arriver à la première grotte (on comprend alors que ce sont des grottes que nous sommes sensées voir). On se faufile à l’intérieur via un petit passage serré sans indications à part celles de ceux qui en ressortent “si si puede ir por aqui” et on débouche sur deux ouvertures qui donnent sur la mer. Les fameuses ventanas. Les fenêtres.

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La vue sur l’océan depuis les ventanas

Puis on continue notre route et les grottes sont de plus en plus grandes. Paraîterait qu’elles étaient utilisées par les Moais pour se planquer en cas d’attaque (de qui, de quoi ? Je ne sais pas). La dernière que nous atteignons, Ana Te Pahu, est carrément constituée de tout un réseau d’embranchements divers et variés. On s’y perd, on s’y tape la tête, on se fait peur mais assez vite on retrouve la lumière.

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Spéléo gratuite

Je me dis à ce moment là que les habitants de l’île doivent bien s’amuser dans leur prime jeunesse. L’île de Pâques, un terrain de jeu géant. On a donc eu notre speleo gratuite puis on file vers Ahu Akivi, le fameux site où les statues regardent vers la mer et non vers l’île (et on ne sait pas pourquoi. Ça vous étonne ?)…

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Les Moaïs de Ahu Akivi : les seuls tournés vers la mer

… puis Puna Pau, la fabrique de sombreros, dont le sol rougeoyant donne la couleur si particulière des chapeaux Moaïs (pour ceux qui ont la chance d’en porter un).

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Puna Pau : la fabrique de sombreros

Retour sur Hanga Roa et on ramène des bières et des citrons verts à la famille (un mec qui nous a pris en stop nous en a offert une bonne pelletée). Elsa saute sur l’occasion pour nous préparer une spécialité locale : la Michelada. Bière, citron vert… Sel…. Et piment. C’est très… mauvais. C’est tout ce que je dirais à ce sujet. Avec Audrey on se planque pour jeter le trop plein qu’on ne peut boire. Merci les échanges culturels ! Parfois on se fait avoir comme des bronzés dans un chalet au ski. Ou serait-ce une vengeance pour leur avoir servi une quiche lorraine trop salée la veille ? Nous ne saurons jamais.

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Michelada : bière, citron vert, sel et piment… Ultra rafraîchissant bien sûr

Dernier jour, dernier Moai. Ou pas. Audrey reste posée à la maison (trop de statue tue la statue) et je pars visiter une école de l’île, Hare nga poki, la “maison des enfants” en Rapa Nui. Journée très sympa, sous le signe de la pâte à modeler, de chants traditionnels Rapa Nui et de danses Maoris où je vois les enfants s’emballer dans un Haka de folie (nous comprendrons vite que les îles du pacifique sont toutes un peu connectées).

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Les petits coquins de Hare nga poki

Fin de journée au resto (c’est plus sûr) avec ceviche et poisson frais à la plancha (ai-je parlé de la vue sur la mer ?) puis nous allons tout excités regarder…. L’avion qui atterrit de Santiago. Elsa et Fernando y courent comme des ados, on les prend pour des fous mais voilà que des tas de voitures de locaux déboulent en même temps. C’est donc bien de l’attraction locale qu’il s’agit : le vol qui nous frôle à 21h30, ce même avion que l’on va prendre 2 heures plus tard pour Papeete.

L’avion de Santiago !!

On file fissa à l’aéroport, Elsa nous offre des colliers de statues Moaïs en souvenir, nous sommes émues tant cette famille s’est montrée adorable et généreuse et l’on repart vers de nouvelles aventures en laissant tout le mystère de l’île derrière nous…

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Chao Elsa, Brigitta et Fernando !

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10 comments on “Tête à tête Moai sur l’île de Pâques”

  1. Mince, je voulais pas être le premier à réagir … faites quoi les autres ? J’attends encore ? Bon …




    (j’ai une sonnerie de tel à l’ancienne, et pis je sais pas ce que ça donne à l’écrit une sonnerie moderne ?)

    – Allo ! Todd ? Ouais ! euh … je suis en prise là, j’attends que quelqu’un fasse un commentaire sur les nouveaux articles des filles. Ouais .. voilà … je … hum … ok .. non mais là … voilà … d’ac … d’accord … et toi au fait ? Bah tu peux pas faire un commentaire sur le blog comme ça je fais le mien après et j’suis pas le premier… les autres ? Bah je sais pas … je m’inquiète un peu même … bah voilà … fais un petit truc, pas besoin de t’épancher … voilà, j’en sais rien … un truc quoi … voilà ça c’est bien … ouais … voilà … ok … bon .. tu te débrouilles … d’accord … merci Todd.

    Désolé, c’était Todd , je pense qu’il va faire un commentaire … j’attends donc …



    Voilà …
    ..


    C’est long là … qu’est-ce qu’y fout ?
    ..
    ..
    ..

  2. Todd Maher says:

    Bonjour Mesdemoiselles,

    Mon dieu quel plaisir que de vous lire chère Céline !
    Ça sentait bon les fleurs de bienvenue, les saucisses-lentilles la quiche lorraine sans lardon, le citron vert et les gaz d’échappement.
    Quelle splendeur que cette île de Pâques … que de mystères inexpliqués, z’inassouvis z’et péremptoires (ça ne veut rien dire mais j’adôôôre ces mots …)
    Je n’ai qu’une Hâte : me jeter sur vos 3 autres articles
    Je le fais d’ailleurs de ce pas …

    A bientôt très chères …
    Todd

  3. Voilà c’est bien ça … c’est … enfin c’est un commentaire quoi.

    Perso j’attendais cet article depuis 126 jours
    Je me demande même si je ne l’attendais pas depuis bien plus longtemps.
    Depuis 21 ans, 8 mois et 48 heures, 7915 jours pour être exact, en fait depuis le 9 septembre 1994. Mais ouiiii … bien sûr, le 9 septembre 1994.
    – Je comprends pas, qu’est-ce qui s’est passé ?
    – C’est ce jour-là que j’ai découvert que le voyage à travers le temps était possible. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais debout sur la cuvette des toilettes, j’accrochais une horloge, la faïence était mouillée, j’ai fait un vol plané et ma tête à heurté la chasse d’eau, en revenant à moi j’ai eu une révélation, une vision ! J’ai vu une image ! L’image de ceci. C’est ça qui permet de voyager à travers le temps : Un Moai de l’ile de Pâques.
    – Un Moia de l’ile de Pâques?
    Il m’a fallu 24 ans et tout mon héritage pour matérialiser la vision que j’ai eu ce jour-là. Mon dieu ! Tout ce temps déjà. Mais évidemment le coin a drôlement changé. Je me souviens de l’époque où à perte de vue on ne voyait que des champs cultivés. C’est le vieux Peabody qui possédait toutes les terres. Son idée fixe c’était… de faire pousser des pins, ici.
    – Oh ! Ca alors ! C’est super dément Doc, c’est génial. Euh !

    C’est ce jour-là précisément que j’ai vu pour la première fois le film « Rapa Nui (vers le futur)».

    Depuis, l’île de Pâques est devenue une obsession, et particulièrement les Moais. Cette île est un des endroits les plus isolés du monde, pas de voisin à moins de 3000 km à la ronde, elle est perdue dans l’océan pacifique et pourtant … pourtant tout le monde la connait, tout le monde sait plus ou moins ou elle se trouve, tout le monde sait qu’elle est mystérieuse !!

    Car c’est vrai Céline, beaucoup de mystères entourent cette île. Alors pourquoi ?

    Pourquoi 900 Moias tournés vers les terres et seulement 7 vers la mer, le fameux Ahu Akivi* ?
    Pourquoi et comment le Rapa nuis ont été une des civilisations des plus sophistiqué et tout ça sans internet et sans Facebook ?

    Pourquoi et comment les Rapa nuis ont inventé une écriture en boustrophédon inversé (c’est vachement balèze), le Rongo-Rongo, et tout ça sans Bernard pivot ? Une langue écrite qui résiste depuis toujours à toute tentative de déchiffrement. Champollion même en aurait perdu son égyptien … !!! (la langue pas le mec)

    Pourquoi la NASA et le pentagone ont investi l’Ile de Pâques depuis plus de 30 ans ? Sûrement pas pour y trouver des œufs (humour à 2 balles je sais mais on va bientôt fermé et j’ai que ça en rayon ce soir, désolé, on devrait avoir un nouvel arrivage demain matin).

    Tout d’abord la NASA a agrandi, dès le début des années 70, la piste d’atterrissage de l’aérodrome local pour soit disant permettre aux navettes spatiales de pouvoir atterrir en cas d’avaries. (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_P%C3%A2ques#Infrastructures)
    La première navette spatiale ayant décollé en 1981, à quoi a bien pu servir cette piste d’atterrissage durant ces 10 années si ce n’est permettre à une civilisation extraterrestre d’atterrir sur notre planète à l’abris des regards (3000 km de tout autre point terrestre) ?

    De plus le Pentagone y a construit des antennes paraboliques qu’on appelle aussi « grandes oreilles » ainsi que de puissants radars afin d’intercepter les télécommunications spatiales ? Pourquoi si ce n’est de permettre la communication avec une civilisation extraterrestre ?

    Saviez-vous de plus que le peuple Pascuan était divisé en deux clans rivaux, les longues oreilles et les courtes oreilles. Et que Les longues oreilles (grandes oreilles) héritiers de Hotu Matua (habitants originels de l’île de Paques) auraient réduit en esclavage les courtes oreilles pour construire notamment les Moais. Les Moias, que d’aucuns considèrent comme un moyen de communication extraterrestre …. N’est-ce pas étrange ?

    Quel serait donc le véritable but des Ricains qui ne font jamais rien pour rien ?

    Alors je vous le dit l’ile de Pâques n’est en fait que le promontoire d’un continent dont il ne reste rien, le Mu, mère patrie de l’Homme (avec un grand H)).
    Enfin si, il reste la tête des Moais à la surface car le corps est en dessous de la terre bien évidemment mais personne n’a osé creuser, c’est tabou chez les Pascuans, et en plus y’a pas de pelle là-bas. Avez-vous remarqué qu’il y a pas un seul Casto dans le coin pour en acheter ? Ça prouve bien qu’ils ont un problème avec les pelles ! Non ?
    Les Pascuans antiques sont les descendants des Atlantes, civilisation englouties mais extrêmement sophistiquée (ils avaient déjà des brosses à dents électriques à l’époque).
    Ce sont les Atlantes qui ont construit les géants de Pierre (Les « Moias » mais je préfère pas utiliser tout le temps Moai, une fois sur 2 j’inverse le « a » et le « i »)**.
    Les Atlantes descendent d’un peuple venant d’Abydos. Abydos est une petite planète désertique à trois lunes, découverte en 1994 par l’équipe du colonel O’Neil. Elle est habitée par un peuple d’humains semi-nomades, descendant des anciens Égyptiens, et parlant toujours leur langue.

    Les plus attentifs d’entre vous auront noté que l’année 1994 est aussi la sortie du film « Stargate » dans lequel est contée l’histoire du peuple d’Abydos, même année que la sortie de « Rapa Nui » !!! Qui me ferra croire que c’est une coïncidence ?

    Je vous rappelle de plus qu’à peine 3 ans après la sortie de Rapa Nui et Stargate, en 1997, le gouvernement Américain créa une nouvelle agence gouvernementale ultrasecrète, les « Men in Black » chargée de réguler la présence des extraterrestres sur terre. Agence dont l’agent K (Tommy Lee jones à l’écran) est le plus digne des représentants. Les Pascuans antiques avaient, bien entendu, prévu l’arrivée des « Men in Black ».
    Ils ont alors créé le site de « Tongariki ».
    « Tongariki » n’est autre qu’un message à leur descendance afin d’avertir de l’arrivée des « Men in Black ». D’ailleurs, vous, l’aurez surement noté « Tongariki » et l’anagramme de « Ignorait K », autrement dit « Peuple ! Ignorait l’agent K des « Men in Black » » ; le message est on ne peut plus clair, éviter autant que faire se peut les agents des Men in Black.
    Malheureusement les pascuans antiques n’avaient pas encore inventé le Bescherelle et donc l’impératif présent.

    Alors oui, je vous le dit, les Pascuans descendent d’un peuple Extraterrestre.

    D’ailleurs regardez bien l’habitation derrière Céline sur la photo intitulée « Les petits coquins de Hare nga poki » d’où peut donc provenir une structure rondifiée*** comme celle-là ?

    Les Moias permettent aux pascuans de voyager dans le temps et dans l’espace et sont un moyen de communication inter galactique (ou intra galactique on sait pas très bien).
    Sinon comment expliquez-vous cette phrase issue du texte de Céline « on se fait prendre, Audrey et moi, en stop. Arrivées à la maison, surprise : Elsa et Fernando sont déjà là ». Elsa et Fernando sont déjà là car ils ont la capacité de voyage dans l’espace. C’est aussi pour cela qu’ils n’utilisent leur véhicule que très rarement (quand ils accueillent des étrangers) et donc ne l’entretiennent pas, d’où la fumée … forcément, tout s’explique.

    Autre coïncidence étrange : Elsa et Fernando sont les représentants connus sur l’île de Pâques de Céline et d’Audrey. Aviez-vous remarqué que l’anagramme de « Elsa Fernando » donnait « Land Aéronefs », « terrain d’aéronefs » ? Doit-on y trouver une explication de l’utilité de l’Ile de Pâques ? Un terrain pour aéronefs extraterrestres ?
    De plus pourquoi Elsa et Fernando et plus généralement certains Pascuans ont pour habitude d’aller sur l’aérodrome de Mataveri (celui agrandi par la NASA) et de s’adonner à ces étranges rituels à l’arrivée d’aéronefs ? Certains Pascuans appellent de leurs vœux leur retour sur Abydos (plus précisément sur une de ses 3 lunes car Abydos fut détruite par Anubis en 2003, faut un minimum de culture générale pour suivre quand même). Donc je peux vous le dire Fernando et Elsa ne vont pas retourner sur le continent, ils partiront sur une autre planète et tous les jours ils espèrent voir arriver un vaisseau qui les emmènera, d’où leur rituel quotidien de danse au abord de l’aéroport incompréhensible pour les non-initiés.

    Quant au voyage dans le temps ? Et bien demandez donc aux filles ?
    Demandez-leur pourquoi quand on part de l’ile de Pâques vers la nouvelle Zélande on fait un bond dans le futur d’un jour … ?! C’est véridique !

    Bon j’arrête là, il est tard et j’ai mal à la tête …
    J’espère que la mise en lumière de quelques-uns des mystères de l’Ile de Pâques vous a aidé à mieux comprendre cette île fantastique ?

    *Je fais style mais en fait j’y connaissais rien y’a 5 minutes .. enfin 5 minutes … avec les distorsions spatio-temporelles c’est pas forcément 5 de vos minutes à vous (cf la petite théorie développé dans « Interstellar ». « Interstellar » sorti en 2014, exactement 20 ans après Rapa Nui et StarGate, je dis ça je dis rien mais bon il me semble que ce n’est pas la première coïncidence …
    ** Pour les psychopathe qui se demandent si effectivement y’en a bien 1 Moia et 1 Moai sur 2, je viens de vérifier, c’est bon :p
    *** Synonyme de « sphérique »

    ps : Désolé, je viens de me relire … j’ai pas réfléchis (comme d’hab). J’ai vraiment kiffé ton article Céline … :o)

    @bientôt chères demoiselles (ça y est on dirait Todd maintenant … )

    1. Punaise, t’en sais plus sur l’île de Pâques que nous c’est dingue mais çà m’a fait beaucoup rire. J’avais pas pensé à la théorie extraterrestre mais maintenant que t’en parle ca se tient grave! Merde si j’avais lu ça avant, peut être qu’on aurait cherché des traces.
      Pour ce qui est du corps des statues, comme tu peux le voir sur les photos, elles ont un corps, plus précisément un tronc.
      Pour ce qui est des moais qui regardent la terre/mer, elles regardent pas la mer puisque c’est un océan mais avec un raisonnement un peu capilotracté, elles regardent toutes l’océan d’un certain point de vue puisque c’est une île donc peux importe où tu regardes, y a de l’eau pas loin…
      T’as vu c’est fou que les écritures n’ont toujours pas été décryptées! En fait y a un gars qui a commencé et qui était sur une bonne piste (d’après lui) et a tout consigné dans son carnet de bord en disant n’importe quelle ethnologue y arrivera avec mes écrits… Bein il s’est grave loupé alors si t’arrive à le retrouver avec ta machine à remonter le temps doc, dis lui qu’il fasse vraiment son taf jusqu’au bout!
      Pas compris ton étoile moai moia et ça m’énerve je peux avoir une traduction en blonde?
      Merci pour le commentaire, ça fait plaisir d’avoir des réactions des personnes qui lisent nos articles parce qu’on a un peu l’impression qu’il y a que 4-5 lecteurs.

      1. Ben ouais mais moi je lis pis je bosse après, je me documente. En fait je prépare mon blog du tour du monde de l’année prochaine que je pourrais faire en restant chez moi. Je ferai le même que vous mais à l’envers comme ça personne se doutera de rien … c’est un beau projet ça un tour du monde et un blog sans bouger de son canapé … y’a un concept là …
        J’étais sûr que t’allais me le sortir le coup du « Bah de toute façon on est sur île donc y’a de l’eau tout autour », toujours à chercher la p’tite bête toi ! … :p
        C’est marrant que rien ne vous a paru bizarre quand même … z’êtes quand même super candides.
        C’est quand même vachement bizarre ce qu’il se passe là-bas. Mais il faut être entrainé, un peu comme dans « Men in Black II » quand K est dans la rue et s’aperçoit qu’il y a des extraterrestres partout. J’ai encore plein de théories mais je ne veux pas vous effrayer et pis j’ai peur qu’on me prenne pour un théoricien du complot. En plus j’suis sûr qu’on nous regarde, la NSA n’est bien loin, la vérité est ailleurs et Mulder m’avait prévenu.
        Pour le Moai, j’ai utilisé « géant de pierre » à la place de Moia parce qu’une fois sur deux j’inverse le «a » et le « i » quand je tape sur le clavier de l’ordinateur. Et pour les petits malins qui sont assez fous pour aller vérifier qu’effectivement une fois sur deux j’inverse le « i » et le « a » bah ils peuvent vérifier … c’est le cas.
        Ce commentaire j’ai mis 3 heures à l’écrire, tout est scientifiquement prouvé et rigoureusement authentique (même les anagrammes).
        Y’a beaucoup plus de lecteurs qu’on ne peut le croire mais tu sais les gens sont timides … chuuutttt … là je parle doucement sinon ils vont entendre et ils vont être encore plus timide … mais ils lisent … ils osent juste pas laisser de commentaire …
        Après comme je disais je sais plus où peut-être que vous pourriez faire un lien de chaque article sur la page facebook WildWay … les timides ont peut-être pas forcément le réflexe de faire un F5 sur le blog pour voir ce qu’il y a de nouveau … 😉
        Bon aller, faut que j’aille écrire d’autres bêtises sur un autre blog pis faut que je me concentre pour pas perdre ce que je viens de faire …
        Biz les filles et vive la Nouvelle Zélande (Rhoooo la pression que je te mets … :p )

  4. Et bien voilà encore un super résumé pour cette île qui reste si mystérieuse.
    J’aurais dû prendre plus de temps pour être le premier à écrire, mais en fait je n’ai pas eu beaucoup de temps ces derniers temps.
    Cela m’aurait permis de me coucher plus tôt, car après ce bel article, il y avait encore tout un chapitre à lire.
    Celui de notre ami Alain et de toute ça petite bande qui vit dans sa tête.
    Merci également à toi pour tes commentaires. Je prend autant de plaisir à lire tes messages qu’à lire les articles de Céline et d’Audrey.
    D’ailleurs je suis encore une fois épaté de lire tout ce que tu peux écrire.

    Allez, un grand merci à tous les 3 ou 4 ou 5, car je ne sais pas combien vous êtes dans la tête d’Alain.

    Je lirai les autres articles rapidement mais la, c’est dodo .

  5. Bonjour,

    Désolé de revenir sur un point de mon petit message que certains auraient pu croire emprunt d’une certaine légèreté voir même d’une possible bouffonnerie. Il n’en est rien, tout est vrai (à 2 ou 3 choses près que vous aurez surement noté).

    Voici un article datant du 12 Mai 2016, soit un jour après mon message :

    http://pulptastic.com/secrets-of-the-moai/

    Ceci prouve donc une chose, en plus de montrer que j’avais bien raison et que les Moais ont bien, pour certains des corps et pas seulement des têtes : Le premier Casto a ouvert sur l’île de Paques, et en ce moment c’est -20% sur les pelles …

    A bon entendeur …. (je sais pas … j’ai toujours eu envie d’écrire ces 3 mots, ça claque je trouve même si je sais pas très bien ce que ça veut dire vu qu’il n’y a personne qui écoute … )

    ps : Heureusement que Kevin et Todd sont là pour commenter aussi. il faudrait peut-être partager les articles sur la page Facebook de WildWay non ? Pas sûr que les gens aillent régulièrement sur le blog pour voir ce qu’il y a de nouveau … enfin moi j’en connais qu’y ne le font pas mais je tairais les noms … pour l’instant … 🙂

  6. Franchement y’a pas à tiquer ça donne envie….
    Continuez d’écrire j’adore vous lire! 😉

    1. Merci Denis !

      Et toi aussi continue de nous faire rêver avec tes photos de bigfoot à travers le monde…

  7. Le moai en construction là ça doit être vraiment impressionnant, à flanc de montagne comme ça !

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