Carrera australe

Carrera australe

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Et non, nous n’avons pas loué une Porsche même si cela ne nous aurait pas déplu. Quoi qu’après quelques réflexions, vu les routes ça aurait été assez pénible.
Bref revenons à nos moutons. On est à El Chalten et on veut aller à Rio Tranquillo voir la cathédrale de marbre. Il faut donc repasser côté chilien mais les infos ne sont pas évidentes à trouver. On décide de prendre un bus jusqu’à Los Antiguos qui est à la limite de la frontière et après de prendre un bus pour Chile Chico et un autre pour RioTranquillo. Ça c’est la théorie. La réalité a été tout autre. Le premier bus pour Los Antiguos OK, bus de nuit, on arrive au petit matin à Los antiguos, tout se passe comme prévu. Arrivées à Los antiguos, on se renseigne pour le bus d’après et là c’est flou, apparemment c’est une compagnie privée qui fait ça, le bus est à 10h peut-être y en a un à 8h et on achète les billets au chauffeur. Jusque-là, pas très difficile, on prend notre mal en patience et on attend sagement le bus. Le problème c’est que c’est un mini bus qui arrive et qu’avec nous il y a 30 Israéliens! Vous allez me dire c’est bizarre, pourquoi il y en a autant. On nous a expliqué que c’est des gars qui viennent de finir leur armée et selon le mois ils ont des arrangements avec le gouvernement pour aller dans les pays d’Amérique du sud. Ces Israéliens, on les croise depuis Torres del Paine où ils ne sont pas très bien vus car le dernier feu qui a brûlé une grande partie des hectares du parc a été provoqué par un israélien qui se faisait à manger, du coup maintenant il y a énormément de restrictions dans le parc avec l’usage du feu. Je finis mon aparté, un rapide calcul, mini bus d’une dizaine de place, ça va être serré. Ils se ruent sur le mini bus, ça nous a saoulés, on décide de partir en stop. Ce n’est pas un franc succès mais un homme a pitié de nous et nous dépose à la frontière. On est contente, on se rapproche du but à part que 6 personnes font déjà du stop. Ce qu’ils n’ont pas compris c’est que faire du stop avec une énorme valise, bonnet et écharpe jusque sous les yeux ça donne pas trop envie de s’arrêter. On s’écarte d’eux et on arrive à trouver une voiture qui nous emmène. On arrive à Chile Chico, non sans embûches car le douanier a voulu faire du zèle et a confisqué les fruits secs de secours que Céline avait reçu de sa mère avant le départ. Ça fait au moins quatre fois qu’on passe la frontière et ça n’avait jamais posé problème mais là, le monsieur n’était pas d’humeur fruits secs. Arrivées à Chile Chico on essaie de trouver le bus pour Rio Tranquillo mais le départ était à 10h et on est arrivé un peu avant 11 h. Loupé, il nous faut une autre solution, soit rester là, soit prendre le bac. Le bac part à 16h et arrive à Port Ibanez, ça nous rapproche du but alors on tente cette option. Le problème c’est qu’une fois arrivées à Port Ibanez il n’y a pas de transport pour Rio Tranquillo. On fait alors du stop pour Villa Cerro Castillo qu’on voulait visiter plus tard. Au moins, on fait un petit repérage pour mieux revenir parce qu’on veut y faire du cheval. Enfin c’est ce qu’on pensait à la base. Dans le village on cherche un logement et partout il y a des panneaux qui indiquent que c’est plein. On trouve chez une petite mama une chambre, enfin un placard avec un lit. Construites dans un Algeco, les parois de la chambre sont en aggloméré et il y a tout juste la place d’ouvrir la porte pour accéder aux lits. On est fatigué, ça fera l’affaire pour cette nuit. On part en quête de nourriture, oui, c’est vraiment une quête. Les restaurants sont ou fermés, (et oui 19h c’est tard dans ce village) ou ils n’ont pas envie de nous servir. Ça fait bizarre de rentrer dans les restos où des gens sont attablés, et quand on demande si on peut manger la maîtresse des lieux vous dit un non ferme en touillant la nourriture. J’en ai les larmes aux yeux, au moins 10 restaurants nous ont dit non et nous sommes affamées. On tente le dernier et là, magie, la personne veut bien nous servir et en plus elle est aimable. Cerise sur le gâteau, on se régale avec des poissons locaux. On lui demande pourquoi il n’y a plus d’hébergement, s’il y a quelque chose de spécial qui se passe, et elle nous explique qu’ils sont en train de refaire la route et que tous les ouvriers dorment dans le village. Le mystère est donc résolu. C’est bien notre veine.
On reviendra là pour le petit déjeuner, en attendant on retourne dans notre placard. Le lendemain, on continue dans l’hallucination, office du tourisme toujours fermé, pas d’horaires de bus, chacun nous dit un horaire et un lieu différents. On va donc attendre toute la matinée le fameux bus qui a heureusement encore deux places disponibles. Direction Rio Tranquillo, on en est certaine, on ne reviendra pas à Villa Cerro Castillo.
On se trouve une chambre sympa chez Rosa et on attend notre pote Sophie pour faire la cathédrale de marbre. En attendant on va faire la marche sur le glacier Exploradores. Moins connu que le périto Moreno et aussi moins cher. Ce glacier n’est pas équilibré, il va disparaître d’ici quelques années, on en profite pendant qu’il est encore là pour effectuer notre première marche sur glacier avec crampon.

On se débrouille comme des chefs, montée, descente rien ne nous arrête.

On retrouve Sophie, on se réunit autour d’un verre pour fêter ça et on a un petit concert de musique aborigène.

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Visite de la cathédrale de marbre en bateau.

Dans ce village, la mission la plus dure est de trouver du pain. Je ne sais pas pourquoi mais on était toujours décalées sur les horaires. Pas de goûter possible, du coup on se remonte le moral avec des tortillas chocolat banane ou Dulce de lèche banane, miam…

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On a lu sur un livret donné par l’office du tourisme, le ” get South” qu’il y avait un bosquet enchanté à ne pas louper à Puyuhuapi et comme un ami m’avait conseillé de remonter l’Amérique du Sud par le côté chilien, nous voilà parties dans un minibus que gère Rosa. Oui Rosa est un peu la mama mafia de la ville, elle a une maison d’hôtes, un snack, une roulotte qui propose des activités et elle gère les places du minibus pour partir, on a bien fait de ne pas s’embrouiller avec elle comme à Sajama (cf l’article) . Le seul hic c’est que toute la route est en travaux et que le trajet est assez mouvementé.
Enfin arrivées, on trouve une auberge avec une chambre pour trois. On est contentes de se poser. Le couple de français (Tim & Malv) qui était avec nous dans le minibus se posent au même hôtel. Le soir, tout est fermé, on veut se faire à manger. Le problème, la gérante est un peu bipolaire, elle ne sait pas si on peut y accéder ! Hein? Mais c’est elle qui gère le truc ! Bizarre ! Tout compte fait elle revient en nous demandant ce qu’on veut cuisiner et nous autorise 15 min. Elle vient avec nous dans la cuisine et épie chacun de nos mouvements. On a l’impression d’avoir ans et c’est assez stressant. on fait cuire nos courgettes sans oignons parce qu’elle nous a bien dit 50 fois que ça pue, et même pour les courgettes elle ouvre les fenêtres et se bouche le nez. Ça a l’art de m’énerver mais on est là pour quelques jours alors je ravale mon agacement. Les pâtes ne sont pas encore cuites qu’elle nous dit qu’elle ferme la cuisine. Bien elle attendra parce que des pâtes al dente OK mais croquantes ce n’est pas top.
On mange stressées et les autres français n’ont même pas osé se faire à manger, un vrai petit tirant cette gérante.

On lui demande pour le bosquet enchanté et apparemment y a un bus à 9h sinon son fils peut nous louer son minibus mais il doit être rentré avant quatre heures et comme la route ferme à 14h pour les travaux ça nous fait rentrer super tôt. Elle est bizarre, on ne la sens pas, le lendemain on choisira l’option bus. On va au point de rendez-vous du bus et qui on voit de loin, un groupe un peu plus réduit de personnes qui dépassent le nombre du minibus. Il n’y a plus de place pour nous alors on tente le stop. Après quelques refus, on trouve un ouvrier qui veut bien bous emmener sur un bout moyennant finance. On est tellement désespérées qu’on accepte en moins de temps que pour le dire. Il nous laisse à km de notre point de départ. On essaie de refaire du stop mais on retombe sur les mêmes gens qui nous ont déjà dit non car notre chauffeur roulé tellement vite qu’il les a tous doublés. On arrive au milieu du chantier, on essaie de demander aux ouvriers s’ils peuvent nous emmener mais visiblement ils disent non et doivent faire des blagues vu qu’ils rigolent et que nous on ne comprend rien. Bien ouais les Chiliens ce n’est vraiment pas facile. On part sur une route en terre, avec une montée raide, on marche min et on est déjà en sueur. Là, oh miracle les ouvriers arrivent avec leur estafette et nous disent de vite grimper. OK on obéit. Les km les plus comiques, il y a 4 ouvriers et nous trois, tous les ouvriers parlent en même temps et on essaie de se dépatouiller pour comprendre et converser. Vraiment pas facile, mais on essaie de faire bonne figure. Délivrance, on arrive au bosquet enchanté. C’est vrai que c’est bizarre, on s’attend à voir des petits lutins ou des petites fées. D’ailleurs il y a des petites bêtes qui volent. On monte jusqu’en au de la balade pour admirer un glacier suspendu. La marche valait vraiment le détour.
On déjeune sur un gros rocher puis on descend tranquillement. On passe une rivière, les pierres sont instables, je glisse et finis le pied gauche dans la rivière, je rigole parce que j’ai fait louper la photo de Sophie et que ma coéquipière fait bien la paire puisqu’elle met son pied droit dans l’eau au même endroit que moi. Au moins on se soutient dans la moiteur.

Ballade finie, on attend que la route réouvre, on voit une voiture passée et à tout hasard on lève le pouce. Le gars trop sympa veut bien nous emmener. On va faite les bornes avec Anisetto, qui nous fait des blagues et nous mime les mots quand on ne comprend pas. On ne s’est pas ennuyées et on espère le revoir dans le village d’après, à la Junta, le lendemain pour l’anniversaire de Sophie parce qu’il tient un resto/hôtel. Et oui notre Sophie grandit.

Les bus ne sont pas régulier et on doit se résigner à ne pas aller à la Junta parce qu’on veut prendre un bateau pour Puerto Montt au départ de Chaiten et qu’il n’y a pas de bateaux avant 5j sinon.

Le bus pour Chaiten le lendemain est pris d’assaut par le groupe de nos “amis” les militaires, le chauffeur accepte tout le monde quitte à être assis par terre. Ouf on va bouger de cet endroit parce qu’en plus de la gérante un peu névrosé, Céline et moi avons une petite éruption cutanée,  il ne  devait pas y avoir que des lutins dans le bosquet enchanté ou dans l’hôtel.
Fatalité, le bus s’arrête pour la pose déjeuner à la Junta. On va faire un petit coucou à notre pote Anisetto qui nous présente sa femme et une de ses filles. On immortalise le moment.

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Arrivée à Chaiten, on fête l’anniversaire de Sophie autour d’une pizza et de quelques bières, ce village de pêcheurs n’a rien de mieux à offrir.

On a un jour off pour attendre le bateau alors on s’offre le luxe d’une machine à laver de l’ensemble de nos habits qui nous oblige à glander dans la chambre ( balade en short débardeur pas terrible quand il ne fait pas plus de 10 degrés). Affaires propres, sacs bouclés, on peut prendre le bateau tranquillement. Un bus nous emmène de l’office au bateau. Des jeunes chiliens se prennent la tête avant de partir et un d’eux finit avec la joue rouge et enflée et un autre avec un air fier devant ses potes. Sympa de se prendre une droite de bon matin. Ils n’ont pas l’air très intelligents et ont une attitude pas très rassurante. On arrive sur le bateau, durée de navigation 8h. Un peu moins que si on avait fait le trajet en bus. On s’installe et on est prêtes pour le départ. Le bateau ne part pas à l’heure et à déjà un certain retard, puis la police monte à bord pour venir auditionner le gamin qui a l’oeil enflé et la joue rouge. On est pas loin alors on essaie de comprendre. D’après ses dire, il s’est pris une droite et le gars l’a menacé avec un couteau. La police veut donc débarquer l’agresseur avant le départ. On est rassuré et on peux enfin partir pour zieuter si on aperçoit des dauphins ou autres.

A part des otaries,  des méduses et des grosses tâches blanches, on ne verra rien d’autre.
On arrive à Puerto Montt plus tard que prévu et on se met en quête d’un logement. Tous sont pleins ou chers. En désespoir de cause on va demander à un hôtel entre le restaurant Gato (“le chat”) et la discothèque Gata (“la chatte”), et où pleins d’ivrognes et de filles vendant leur corps occupent la rues. A notre grande surprise super chambre d’hôtel pas cher et avec petit déjeuner inclus. Y a même du savon et des serviettes, on est aux anges.

Après une nuit dans nos lits conforts, on veut quand même un peu visiter le coin et on entreprend de se rendre à Puerto Varas et Frutillar.
Ce sont d’anciennes colonies allemandes qui ressemblent à s’y méprendre à des villages allemands. Et comme les photos l’indiquent, c’est plutôt drôle et sympa.

Étape d’après : Bariloche. Le temps presse, on visitera seulement la ville en un jour et, comme elle est construite comme une ville suisse, (après la ville d’inspiration allemande, le voyage européen continue), on s’accorde une fondue savoyarde le soir. Première fondue de l’année et grande première pour Sophie.

Le lendemain, on parcours les 7 lacs jusqu’à San Martin de Los Andes. Derrière ville Argentine,  on en profite pour s’acheter de la bonne viande. Hmmm un délice.

On va quelques jours à Pucon pour faire un canyoning et peut-être d’autres activités.  Le canyoning est tellement pas un canyoning,  pas de saut, pas de nage, en fait pas vraiment d’eau, qu’on ne fera pas d’autres activités par manque de confiance.  On ira juste visiter et profiter des thermes géométriques. Un architecte a fait construire en bois pleins de passerelles. Vraiment impressionnant.

Sophie et moi irons faire la ballade cani pour avoir une vue à 360 sur les volcans autour de Pucon.

La vue est vraiment impressionnante, contente d’avoir réussi à monter jusqu’en haut.

Dernier coucher de soleil avant de quitter Pucon avant de remonter sur Santiago

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7 comments on “Carrera australe”

  1. Booouuuuu ….
    Je viens de perdre tout ce que j’ai écrit en me gourant dans la captcha. En revenant en arrière j’ai cliqué sur fermer la fenêtre comme un gros con que je suis … tu sais le truc dont tu t’aperçois juste au moment de cliquer (Mais p—ain, qu’est-ce que je fous !!) … un peu comme quand t’envoies un mail sans faire gaffe et que tu te jettes sur le câble réseau en croyant pouvoir le retenir avant qu’il parte de ton PC … 🙂
    Je vais recommencer mais pas tout de suite … tu m’en veux pas … ?
    J’ai adoré le coup des autostoppeuses qui vont plus vite que les mecs en bagnole …
    – Hey ! Luis ! On les a pas déjà vu les 2 filles sur le bord de la route … Caramba Alberto tu roules tellement doucement qu’on a dû reculer !!
    Sinon faut vraiment que je mette à jour ma carte, je comprends plus rien entre Los Antiguos, Chile Chico, Torres del Paine avec des Israéliens pyromanes, Port Ibanez, Villa Cerro Castillo mais c’est plus tard mais en fait non parce que bah non on y va plus, Algecco (d’ailleurs c’est marrant comme nom de village , c’est côté Chilien ou Argentin t’as pas dit ?) j’y arrive plus à mon jeu des points à relier. J’suis complètement paumé là, j’ai du louper des numéros …

    Ah ouais j’ai adoré le « jour off », genre bon jusque-là on bossait mais là, vacances, un p’tit Day off s’impose … tu nous prendrais pas un peu pour des jambons toi ?!! 🙂

    Bon j’arrête là mais je reviendrai, les pascuans de Céline m’ont épuisé … 🙂

    Bises et bon voyage pour la suite, ça va bien se passer, j’ai lu les articles de Céline … depuis l’ïle de Paques elle fait ce qu’elle veut avec le temps …
    Al

    1. Ahahah, je connais ça, perdre tout, ca m’a fait pareil avec un article.
      Je vais essayer de t’expliquer ce que je disais. C’est simple, dans nos petites têtes, on voulait aller faire du cheval à villa cerro castillo après être allé à Rio Tranquillo. Le problème c’est qu’en allant à Rio Tranquillo avec les transports pas très accommodants, on s’est retrouvé à villa cerro Castillo avant d’arriver à Rio Tranquillo! Petit loupé j’avoue mais Sophie devait nous rejoindre à Rio Tranquillo et on n’avait pas de moyen de communication donc fallait qu’on trace. Comme on n’a vraiment pas aimé l’ambiance du village de cerro castillo on a décidé de ne pas y retourner pour faire du cheval. J’espère que c’est plus clair.
      Et puis carrément on a besoin de jour off parce que courir tout le temps, visiter… mine de rien ça fatigue

      1. Ah ok je comprends mieux maintenant … du coup Algecco c’est où ?
        Mais au final, en relisant, j’avais compris en fait (le chieur)
        Je comprends le « Day off », vous courez trop les filles … moi j’aurais tout fait en trottinette 4×4 à moteur pour monter et parapente pour descendre …

  2. Effectivement, moi non plus j’ai pas tout compris, mais en fait c’est pas un problème.
    L’important c’est de voir qu’après chaque problème, il y a un bon moment.
    Bon, c’est vrai que pour moi, vos problèmes comme vos bons moments me font le même effet.
    Rire et sourire.
    Je dois dire que vous m’impressionnez.
    Bon courage pour la suite.

    1. Ah bein mince deux personnes me disent la même choses. Je vais essayer de vous le faire en dessin si j’y arrive. Kevin si ca te fait rire attend les prochains articles par qu’il nous en arrive toujours une. J’espère que ça te donne l’envie de partir l’année prochaine et de faire un blog pour qu’on suive tes aventures. Biz

      1. Quand tu dis, ” il nous en arrive toujours une “, tu veux dire ” il m’en arrive toujours une ” lol.
        Car je viens de lire tous les post et il n’y a que toi on dirait.
        Pour ce qui est de mon TDM, le projet est toujours présent mais sera peut-être repoussé un peu car la vie n’avance pas toujours comme on le voudrais.

  3. Marrant comment Kevin t’a cerné 😀

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