Buenos Aires : la ville magique

Buenos Aires : la ville magique

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Et y a pas que moi qui le dit. C’est l’adjectif qu’emploient tous les expats venus s’installer ici.
Je ne vais donc pas être très impartiale dans cet article parce que j’ai moi aussi eu un réel coup de cœur pour la ville. On nous avait raconté un tas d’histoires de vol à l’arrachée, de station de bus miteuse, de ville gigantesque et polluée et, comme pour la Paz, je m’étais imaginée quelque chose de glauque et je pensais m’y poser vite fait faire une lessive et continuer. Mais ce qui s’est passé, c’est que pour la première fois je suis partie d’un endroit à contre cœur.  Buenos Aires c’est beau, c’est chaud, c’est vivant, les gens sont adorables et la nourriture y dépasse l’entendement. Que rajouter de plus ? Voilà, vous avez déjà une bonne idée du produit, je sens que vous avez envie d’acheter vos billets là maintenant tout de suite. Mais il faut avoir toutes les clés en main avant, donc je poursuis

BA : jour 1

On est dans cette station de bus et c’est pas louche du tout. Après on a pas fait une balade de plaisance dans le quartier mais on s’était tellement préparées au pire que finalement on est pas traumatisées (l’inverse est aussi vrai, quand on nous vend par exemple un trek pas trop dur et qu’on souffre sur la route. Perso, je préfère le contraire). On démarche les hôtels et on négocie une chambre au Mantengase, en plein cœur de San Telmo. Très bon choix puisque le quartier est bien situé et qu’il est aussi très agréable. L’hôtel en lui même est chouette aussi : une grande cour colorée avec peintures arty au mur, des chambres spacieuses et le petit dej inclus pour 150 pesos, c’est un très bon rapport qualité-prix.

A peine arrivées, on fonce au supermarché et on se fait une plancha de rêve avec fromage, saucisson, jambon cru, pain et vin rouge. Comme à la maison. C’est vraiment très très bon et ça change du fromage pâteux et du vin ultra sucré bolivien.

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Du Beaufort et un côte du Rhône ? Non, des produits 100 % Argentin !

BA : jour 2

Je ne sais pas trop ce qu’on a fait ce jour là à part errer dans la ville. Mais c’était juste parfait. Je pense aussi que j’ai apprécié Buenos Aires parce que pour une fois on a un peu arrêté de courir et qu’on se fondait dans la masse. Les argentins nous ressemblent à s’y méprendre. Bruns, blonds, yeux marrons ou bleus, ils ne sont finalement que le fruit d’une immigration européenne. Et honnêtement… Les meilleurs gènes ont été sélectionnés ici. Garçons ou filles, ils sont charmants et s’habillent mieux qu’un hipster londonnien ou une fashionista parisienne. Et oui, cher lecteur, si tu veux des leçons de style, va voir en Argentine…
La journée se finit au resto et au bar avec Rémi, un ami d’ami devenu résident permanent depuis 3 ans (et qui valide à 100 % ma vision de la ville) puis nous allons danser dans un club gratuit (bah oui, le gros soucis, parce qu’il en fallait bien un, c’est que l’Argentine n’a pas pris que les bonnes choses de l’Europe… Les prix sont aussi très… européens). De là nous rencontrons Ezequiel et Emiliano, deux argentins, qui nous invitent un boire des verres, manger une pizza à 6 h du mat, nous parlent de leur groupe de rock “les étalons” en espagnol dans le texte (+grosse crise de rire quand on leur explique le sens en français) et nous ramènent en voiture à notre hôtel sans être lourds ou insistants. Charmants les Argentins je vous dis…

BA : jour 3

Si vous avez bien suivi, vous avez du comprendre qu’on a un peu bu la veille. Donc aujourd’hui, on est à 2 à l’heure. Et pourtant on carbure : sortie à la feria de San Telmo (un marché qui a lieu tous les dimanches)…

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Marché de San Telmo

… pause danse et parilla

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Mmm… parilla ! Ah, c’est avec des abats…

… détour à la Boca (le fameux quartier ultra coloré avec danseurs de tango)

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La Boca ! Des couleurs pleins les yeux

… balade le long du Puerto Madero, une ancienne zone portuaire réaménagée en zone commerciale (oui, bon… tous les argentins adorent mais nous on y était un dimanche et on a pas vu grand chose d’intéressant donc on ne s’exprimera pas sur le sujet). Fin de journée, on est creuvées mais on a vu le plus gros de ce que l’on voulait. Cela dit, le soir, j’en remets une couche : discussion envinée avec quelques locataires de l’hôtel : un Sud coréen, une colombienne et deux brésiliens. On refait le monde à coup de terminador, la brique de vin bas de gamme local. Le lendemain va être rude

BA : jour 4

Oui bon… Le lendemain est effectivement rude. Ce vin était définitivement très mauvais. Mais pas de temps pour les complaintes, on doit se préparer pour rejoindre Elise et Laura, deux expatriées françaises qu’on a rencontré au Pérou et qui étudient le marketing à Buenos Aires (on a déjà croisé et on croisera encore beaucoup de France en échange universitaire dans ce voyage). Posées en terrasse, à boire des limonades de menthe et gingembre, elles nous racontent leur vie sur place et leur difficulté à trouver un appartement. A nouveau, les tarifs élevés refont surface. Tout ne peut pas être parfait… Cela dit, on passe un très bon moment mais on doit filer pour aller dormir chez un coach surfeur à Remedio de Escalada, un patelin dans la banlieue de Buenos Aires. J’avoue, au départ je ne suis pas motivée parce que je suis triste de quitter Buenos Aires et son atmosphère si chaleureuse. Pourtant je vais finalement être étonnée du contraire (ne jamais dire fontaine…). Le quartier où nous arrivons, vendu encore une fois comme craignos par les locaux, est en fait très sympa et notre hôte, Maximiliano, très accueillant. En plus, vu qu’il ne pratique pas trop l’anglais, on est obligées de parler espagnol. C’est un bon entraînement. Nous filons manger une pizza dans le resto tenu par sa tante et on file se coucher.

BA : jour 5

Maximiliano nous a laissé ses clefs, on se sent comme chez nous et on se cale sur le rythme argentin. Petit déjeuner à 10 h avec café et facturas (les viennoiseries locales faites de croissants et beignets fourrés à la confiture, au flan ou au dulce de leche. Là encore je ne ferais aucun commentaire).

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Facturaaaaaas

On sort dans le quartier à la recherche d’une carte routière vu qu’on a décidé de faire du stop pour descendre vers le Sud (oui, du stop… On va revenir sur ce détail plus tard mais sachez que c’est ultra fréquent en Argentine et que nombre de voyageurs rencontrés nous ont affirmé avoir parcourus des kilomètres sans soucis). Donc on se balade avec notre quête de carte routière mais on doit bien avouer qu’il n’y a pas grand chose dans le coin… Après 4-5 h de marche, on finit enfin par dénicher notre fameux graal (et un Mc Do). Fin de journée avec Max et son pote Marcos, tous deux motards dans l’âme. Leur but : nous convertir (enfin ME convertir vu qu’Audrey est déjà convaincue) aux joies du 2 roues. Alors, je ne sais pas si ils ont réellement réussi leur mission, mais on a beaucoup ri (et on a un peu flippé aussi), je me suis brûlée sur le pot (et j’ai une marque qui va mettre un mois à partir maintenant) et on a fini à discuter politique locale avec un sandwich de milanesa (viande pannée avec fromage et jambon, c’est très très sain bien sûr). Bref, on a passé un super moment.

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Marcos et Maximiliano, nos coach surfeurs à Remedio de Escalada

Le lendemain, on se lève tôt, on prend un bus, un autre bus, un remisse (taxi) et on se cale en levant le pouce sur la route 2 en pensant aller vers le Sud. La suite au prochain épisode.

Hasta luego Buenos Aires! Je sais déjà qu’un jour tu me reverras…

Céline

8 comments on “Buenos Aires : la ville magique”

  1. Moi ce qui me plaît dans ton article, c’est la bouffe et le vin, et oui je suis français et j’adorrrrrre la bonne bouffe.
    Bon je sais c’est un peu résumé tout ce que tu as écrit à pas grand chose mais voilà, on ne se refait pas.

    Bonne continuation en stop………..

    1. Ah ah le stop c’est dans le prochain épisode. Un teasing ? C’est pas trop notre spécialité avec Audrey… :p

  2. J’avais vu un reportage il y a peu sur Buenos Aires (il y a peu sinon je ne m’en rappellerais déjà plus) et ma première envie était d’y aller avec mon appareil photo. J’étais tombé amoureux des couleurs et de l’ambiance (il me faut pas grand-chose pour tomber amoureux, je sais). En somme : ce qu’on retrouve dans ton article et vos photos.
    Du coup c’est dans la « wish list » de ma vie d’après.
    Et si en plus les gens sont beaux et on mange bien alors … 😉

    1. Ben rejoins nous ! Et en même temps, qui va égayer le blog de ses commentaires fous et pertinents ?

      1. Hello,
        Bon ça y est les filles, j’ai atterri à Buenos Aires à 13h25, vol KLM. J’ai mis 3 plombes à récupérer mes bagages mais là c’est bon.
        Si vous voulez je vous attends à Bosques de Palermo près au Tres de Febrero Park ou ailleurs, je peux prendre un taxi. Vous êtes où là ?
        Me dites pas que vous n’êtes déjà plus à Buenos Aires ?
        J’ai tout le matos pour faire des reportages sur vous !!
        @toute
        Al

  3. SANNER Jacques says:

    Tout est dans le tango!

    “Moi je suis tango tango
    J’en fais toujours un peu trop
    Moi je suis tango tango
    je ne connais que les rimes en o… (Guy Marchand)

    De toute évidence, on succombe (à quoi ???)
    Vous vous installez, ou bien on continue vers la Patagonie?

    Besos
    Jacques

    1. Alors on a (un peu) hésité à rester sur place mais l’appel de la nature et du grand vide était plus fort. D’ailleurs c’est tellement le vide qu’on court après les connexions et que le blog en prend un coup. Après ce n’est peut être pas si mal… Et c’est aussi un peu ce qu’on est venu chercher. Mais pas d’inquiétude, on vous réserve de jolies surprises dès qu’on sera de nouveau en lien avec le monde moderne 😉

  4. Super 🙂 Mais on dit un “couch surfer” pas un coach surfeur… Là j’ai attendu tout l’article que vous alliez faire du surf avec vos coachs :p

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