Sous le soleil d’Atacama

Sous le soleil d’Atacama

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On a l’impression d’être en Amérique enfin ce que j’en imagine, grande route avec double ligne jaune, un paysage désertique à perte de vue. On arrive sur Atacama après avoir passé la douane qui scanne nos sacs, oui ici, il est interdit d’avoir de la nourriture, des fruits, de la terre, des herbes, ça tombe bien on n’a pas prévu de faire un potager…

Arrivés en ville, on cherche un hostel dont parle notre livre et là, tous les hostels pas trop chers sont pleins. Forcément c’est les grandes vacances et apparemment beaucoup de gens visitent l’endroit. On croise une femme qui tient un hostel et oh miracle, elle a une chambre pour 12000 pesos chilien. Douze mille!!! ça fait bizarre la première fois qu’on entend ça mais après conversion, on en conclut que c’est plus cher que nos hôtels d’avant mais qu’on n’a pas vraiment le choix. Bein sûr, on n’a pas d’argent donc il faut aussitôt aller retirer. Il est a peu près 13h, il fait une chaleur étouffante, un peu comme l’été sur la côte d’Azur où il souffle des fois un vent chaud et qu’on a l’impression d’être dans un immense four. A peu près 35 degrés à l’ombre. Il y a des queues pas possibles aux distributeurs, normal vu le montant de tout. Il n’y a rien en dessous de 5000 pesos, on se demande bien pourquoi ils ont fait les autres billets et les pièces. On fait la queue à un guichet puis la personne devant nous dit ” no plata” hein? Qu’est-ce qu’elle veut avec ces plata, oui on a faim certes, mais comment elle le sait? On essaie de retirer et il n’y a pas d’argent. Ah!! Oui!! Plata = argent jusqu’à maintenant nous on disait dinero. Ça commence bien. On demande au gens où sont les atm et là vu qu’on est entre midi et 18h, tous les commerces sont fermés. Bein oui, ici les distributeurs sont dans les pharmacies! Normal…
On trouve le dernier atm ouvert, on est trop content, on retire ensemble et là, stupeur, un message nous dit qu’il ne peux pas donner suite à notre transaction! Etant tous à la même banque, on l’a maudit et le désespoir nous empare. On a vraiment faim, avec cette chaleur vraiment soif et pas le moindre sous. On se sent désemparés. On décide de bouder sur la place. Oui bouder, ça marche bien des fois pour les enfants. Quand même ça m’énerve, je me dis qu’on a dû louper quelque chose. Je retourne au distributeur et là, je vois un couple de français avec qui on avait discuté à l’hôtel. Je cours vers eux et je leur raconte notre mésaventure. Ils rigolent.
Sympa !! Super compatissants !!
Puis ils me disent en retirant t’as appuyé sur l’option étranger ?
Pardon ? Quel option? J’ai fait comme d’habitude, retirer sur le compte courant avec balance. Comme tous les distributeurs.
Ah bein voilà, ici c’est spécial, tu dois d’abord dire que t’es étranger et après tu fais ça.
Avec mes yeux remplis d’espoir j’essaie, et là, le bruit magique du distributeur se fait entendre. Jackpot, l’argent sort. Des billets de monopoly, des violets, des roses des verts, avec même pour les plus petites coupures une partie transparente.

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Je rigole, trop contente, je les remercie et je cours vers Céline et Luc comme une enfant avec mes billets dans la mains. Je crois qu’ils ont eu la même tête que moi, j’ai vu la lueur dans leur regard. Je les nargue un peu avant de leur révéler le secret. Bein oui je suis taquine, in se refait pas. C’est parti on va pouvoir faire des activités.

Première excursion, le célèbre désert d’atacama avec sa vallée de la lune et sa vallée de la mort.

C’est tout simplement immense, on aura pas la chance de voir le désert en fleur car ça arrive seulement quand il pleut, environ tous les 10ans et que ça c’est produit en novembre! L’endroit est quand même magnifique. Désert à perte de vue

On voit la vallée de la mort…

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On prend la pose sur la pierre du coyote.

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On se rend ensuite à la vallée de la lune, c’est fou d’avoir un paysage lunaire au milieu du désert.

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Apparemment le sel ressort de la terre ce qui donne cet aspect blanc. Mouais ils ont tournée un film et c’est les décors, ils nous prendrait pas un peu pour des jambons. Je vais goûter leur soit disant sel.
Beurk!! Effectivement c’est salé, c’est malin, maintenant j’ai soif mais je sais que c’est vraiment du sel.

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On assiste au couché de soleil sur la vallée de la lune. C’est assez drôle de se dire ça et puis les couleurs sont vraiment sympa.

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Deuxième excursion la laguna cejar. C’est apparemment une lagune où l’on peut se baigner mais dans laquelle on flotte comme à la mer morte.
Coool on a toujours voulu essayer.
C’est parti, excursion un peu cher 8000 pesos et 14000 d’entrée à la lagune et 3000 une autre où on s’arrête boire un pisco sour. On arrive sur place, on peut pas se baigner dans la laguna cejar. Déception ! Mais c’est une autre juste à côté. Youpiiiiii il fait trop chaud. On va vite à celle où l’on peut se baigner.
C’est drôle il y a comme un trou dans le sol.

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L’eau n’est pas très chaude mais on y va avec impatience. Et là on comprend ce qu’implique flotter. Il est impossible de nager la brasse!!! Nager la brasse avec les jambes qui sortent de l’eau relève du quasi impossible. Tu as les mollets et les pieds hors de l’eau. Le crawl est plus adapté mais l’eau super salé ça brûle les yeux. T’essaie de nager comme tu peux, on dirait des jeunes chiots. Une fois sur deux, tu te retournes, sans doute dû au poids de nos fesses 🙂 ou à l’air contenu dans nos poumons.

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On sort de l’eau pour faire des vidéos mais personnes ne nous avez dit que les bords en sel sont coupants. Nous voilà dans le sel, toutes râpées et coupées mais on s’en fiche c’est trop drôle comme expérience. Une fois seches, on est complètement blanches de sel, une bonne douche à l’eau claire et en route pour le pisco sour. Ils savent nous prendre par les sentiments.
Le temps que le guide prépare l’apéro on visite une dernière lagune où des oiseaux sont fous, ils tournent en rond.
On rigole en les filmant et on apprend qu’en fait ils font ça pour créer un tourbillon pour faire remonter des pti trucs à manger. Wahou, trop intelligent ces oiseaux. C’est l’heure de l’apéro, petit couché de soleil devant la lagune. On a la belle ville.

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On rentre vite pour aller à une nuit astronomique mais l’agence n’est jamais venue nous chercher, apparemment la séance a été annulé mais on n’a pas était prévenue. On rencontre d’autre français au lieu de rendez-vous Clara, Chloé et leur père. Heureusement Chloé sait très bien parler espagnol et a une puce de téléphone chilienne, on réussit à dégoter le numéro de l’agence pour se faire rembourser immédiatement puisque le lendemain on part pour l’Argentine.
Au bout d’une demi heure, le gars de l’agence flamenco arrive en prenant son temps pour nous rembourser. Pour fêter ça, on veut aller boire un coup mais on apprend qu’il n’est pas possible de consommer de l’alcool sans manger sauf un bar mais qui est plein du coup…

Céline arrive avec des bières pour nous consoler, on se partage nos bières sur un banc du parc. Au bout d’un quart d’heure des policiers arrivent en nous demandant à qui sont les bières. On joue aux innocents, on sait pas, ce n’est pas à nous. Ils nous disent que c’est interdit de boire dans la rue.
On décide d’aller dans un resto. Le dernier resto ouvert qui veut bien nous servir, l’assiette de frite est assez chere mais super bonne. On prend tous des cocktails, pisco sour bien sûr, pour faire glisser nos frites et on se fait presser par le serveur qui veut terminer son service.
On se quitte à l’angle de la rue, le chapitre désert d’atacama est fini, Argentine nous voilà.

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7 comments on “Sous le soleil d’Atacama”

  1. Cool d’avoir enfin de vos nouvelles.
    De pouvoir à nouveau rire de vos petites péripéties et s’extasier sur vos photos.
    D’ailleurs j’adore celles du rocher au coyote.
    Allez je vais lire la suite.

    Kevin

    1. Ravies que ça te rassure. Les connexions internet sont justes affreuses faut pas s’inquiéter. Bonne lecture 🙂

  2. Première pensée là comme ça sans réfléchir hein ! :
    « Bah dis donc ça y va le Pisco Sour, ça se boit comme du p’tit lait je vois !! ».

    Deuxième pensée :
    « Putain c’est beau … » on dirait la vallée de la Mort dans la Sierra Nevada … un lieu qui m’avait marqué à un point … tu peux pas imaginer … enfin si, là, tu peux j’suis con … enfin p’t’être pas au final … j’adore les déserts, je suis peut-être le seul, je sais pas pourquoi, c’est aride, c’est chaud mais les lumières sont extraordinaires. Ce sont des lieux de silence, de lenteur, d’immersion. J’ai l’impression que le désert est l’endroit idéal pour se retrouver, se ressourcer, un peu comme sur un bateau au milieu de l’océan. Et puis comme disait le p’tit prince « Ce qui embellit le désert c’est qu’il cache un puits quelque part … ». C’est peut-être ça au final qui me fait aimer le désert : la recherche d’un puits caché …

    Troisième pensée : J’ai explosé de rire sur une de tes phrases : « On décide de bouder sur la place. ». Je vous ai trop imaginé : « Bon aller maintenant, on boude ! », a vous assoir sur un coin de trottoir en croisant les bras et en faisant la grimace comme la petite fille de « T’avais dit qu’on f’rait des knacki ! ».
    Et je me suis dit que ça me manquait trop de plus te voir bouder … vous voulez pas nous refaire la scène de la bouderie et l’immortaliser en photo siouplait ? Allez quoi ?

    Sinon je boude … 🙂

    Bises
    Al

    1. Point 1:
      effectivement ça se boit plutôt pas mal, c’est le côté citronné qui est plaisant ça désaltère bien 😉
      Point 2:
      euh… Je peux pas dire j’ai pas vu l’autre.
      Point 3:
      Désolé on ne peut pas te le refaire. C’était à prendre sur l’instant on est très mauvaise actrice.

      1. Mouais … le coup des mauvaises actrices … forcément … fallait s’y attendre … 🙂
        Il vous reste du temps, j’imagine pas un seul instant que tu ne vas pas re-bouder …

  3. SANNER Jacques says:

    Ah, encore de magnifiques photos et un texte rigolo!
    Après celles entre sel et ciel, en voilà encore dans la même veine , avec du sable en plus, des paysages lunaires et des mares mortes en prime. Quel régal!
    La séquence “distribanque” vaut également son pesant d’or!
    Bravo pour votre adaptation et votre esprit d’initiative
    Jacques

  4. Haha le boudage en bonne et dûe forme :p Sinon on veut les vidéos de vos péripéties dans l’eau salée !

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