Lima, le paradis des chats

Et des arnaqueurs. Bon Lima c’est pas trop ça mais au fond je m’en doutais. C’est juste une capitale d’Amérique du Sud et, à ce titre, elle ne représente pas réellement le reste du pays. Après un débat avec Silvia, une italienne croisée dans l’hôtel où nous avons élu domicile, on constate que les capitales européennes restent les référents en matière de leur pays alors qu’en Amérique du Sud, bah… C’est le contraire.
Alors bien sûr le jet lag de 6 h, les prix doublés des taxis, le gars de l’accueil qui nous met dans une chambre que nous n’avions pas réservée, ne nous aident pas à nous acclimater. Mais ce passage un peu dur fait aussi parti du jeu. Le voyage il faut l’apprivoiser petit à petit. En moyenne ça prend une semaine chez moi. Il y a toujours comme un rituel de passation entre mon moi de la ville et mon moi du voyage. Une sorte de délai de rigueur. Autrement ça ne serait pas drôle. Accepter de laisser ses objets personnels (qui représentent sa VIE) dans un vieux casier à loquet, supporter le climat lourd, moite et étouffant, ne plus avoir de 3G… Non, ce n’est pas facile. Et puis là, le délai est d’autant plus long qu’il demande à mon cerveau de se connecter sur l’espagnol que je n’ai pas pratiqué depuis la Colombie. Donc je baragouine à tout va et les serveurs me regardent avec un air un peu tendu (“non je n’ai que faire que tu cherches depuis 5 mns comment dire “poulet”. Tu peux me dire “Chicken”, je comprends tout autant, tu sais, on a KFC nous ici”). Cela dit, j’attends avec impatience le moment où je pourrait dire au chauffeur de taxi la tête haute : “No, tengo que pagar 30 soles y eso es todo” (“non, je paye 30 soles, un point c’est tout” mais là c’est Google trad qui me dit ça donc on verra plus tard si cette application avait raison).

Bref, voyager, c’est aussi un vrai challenge perso, c’est pas Ibiza et mojito tous les jours mais ça fait aussi du bien de se dire, qu’enfin, on se sent vraiment vivant parce que tout ce qui te reste comme valeur du réel, c’est toi. Mais vivement samedi qu’on parte d’ici.

Céline

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Basilica del Rosario

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On ne rigole pas avec la crèche ici…

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… Ni avec la police (plaza major de Lima)

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Ceviche de Pescado (poisson cru mariné dans du citron), causa limena (purée de pomme de terre fourrée au thon et à l’avocat), chicharron (poisson frit à la farine de maïs, patate douce et maïs sous différentes formes

 

4 comments on “Lima, le paradis des chats”

  1. Et du coup, ils en disent quoi les chats de Lima ?
    Se sont fait bouffer par le dragon et le lion qui ressemble pas à un lion … ? 😉

  2. douteau caroline says:

    Bonjour Céline,

    J’ai lu un papier dans Grazia vous concernant. Journaliste, je prépare un reportage sur les congés sabbatiques. Pourriez-vous m’en dire plus sur les conditions de votre départ, vos conditions de voyage, et votre projet sur les écoles. Ca pourrait m’intéresser. Merci beaucoup. Caroline

  3. Resalut ,

    MDR….
    Je surveille plusieurs blog de tourdumondiste , et les termes : poisse, pas de bol et autres reviennent régulièrement.
    Apparemment , les débuts sont toujours un peu difficile.
    Je devrais arrêter de lire car je vais plus oser partir pour mon tdm 😉

    Mais par la suite , les moments de joies et d’extase sont plus nombreux que les petits problèmes.

    Bye

    Kevin

    1. Salut,

      Mais non t’inquiète continue à lire les blogs si ça te motive à partir.
      On aime juste râler, surtout moi. 😉
      Je suis un peu dramaturge et surtout pas patiente mais c’est trop cool de voyager.
      Je ne voulais pas avoir un blog comme certains juste qvec de belles photos et des wahous, je voulais un blog pour les vrais gens,pour dire notre ressenti.
      Mais je laisserais pas ma place 🙂

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