Quand ça veut pas…

J’ai décidé de vous épargner les sempiternels articles de préparation du voyage du type « comment bien choisir sa banque ? » et « pourquoi acheter Lafuma plutôt que Quechua ? » que vous trouverez de toutes façons facilement sur le web tant le tour du monde est devenu un business. En échange, je vous propose « les petites aventures que Mme Destin m’a réservée à J-1 semaine ». Ou comment ma malchance peut servir à parer des problèmes futurs.

Pour la petite histoire, il faut savoir que j’habitais à Londres depuis un peu plus de 2 ans. Et Londres, c’est le paradis de l’administration. Un problème ? Un coup de fil, c’est réglé (moyennant finance la plupart du temps, j’avoue). Exemple basique : on peut changer son code de carte de crédit comme on veut. Oui, oui, juste en allant au distributeur et en choisissant l’option : « changer son code de carte de crédit ». J’ai essayé pour rigoler en France une fois. La conseillère bancaire n’a pas du tout rigolé, elle. Par contre, elle m’a proposé de faire annuler ma carte de crédit, d’en commander une nouvelle et que « peut-être qu’avec un peu de chance, vous aurez un nouveau code qui convient ». Hum. Oui.

Donc, avant le départ, je rapatrie ma vie et mes petits papiers en France. J’en ai déjà des sueurs froides mais je me dis que tout ça, c’est dans la tête. Première déconvenue : mon arrivée à Paris. Gare du Nord. Dans les 5 premières minutes un homme me vole un de mes sacs. Yes !!! Bon, je prends ça comme un entrainement pour le voyage, je respire un bon coup et je vais porter plainte. Deux heures d’attente et une vague déposition plus tard, me voilà armée d’un papier qui prouve mon honnêteté et me permettra – peut-être – de récupérer mes pertes au plus vite (des habits, des habits, un I phone – argghh – , ma trousse de maquillage, ma trousse de toilette, mon téléphone pourri français et mes cartes de crédit toutes neuves pour le voyage).

préparatif

Mes préparatifs pour mon tour du monde : des papiers, des papiers, des papiers

Mais quelle rêveuse je suis ! Moi qui pensais que tout se ferait avec une aisance infinie. Je suis bien sotte. A peine remise de mes émotions et enfin arrivée en toute pièce chez ma mère, j’ouvre mon courrier Sécurité Sociale : « vous n’êtes plus affiliée à la Sécu, voici les 15 feuilles de soin que vous nous avez envoyées depuis que votre affiliation a périmé, oubliez même l’idée de vous faire rembourser vos 500 € et des cacahuètes» (oui, je me fais soigner les dents en France, j’assume, tout bon expat vous dirait pourquoi). Un coup de fil plus tard, j’apprends que je pourrais y avoir droit grâce à une nouvelle directive de l’Education Nationale (je suis professeur en disponibilité) mais qu’en fait non parce que ma dispo a commencé en 2013 et non en 2014, que ce n’est pas rétroactif et c’est pas de bol. C’est donc  ma mère qui va devoir m’affilier sur sa sécu du haut de mes 33 ans et je croise les doigts qu’ils remboursent mes frais antérieurs (to be continued).

Pour les cartes de crédit, c’est pas trop mal. Annulées en autant de temps qu’il a fallu pour me les voler, elles ont été recommandées sur l’instant. L’une est en transit, j’attends toujours des nouvelles de l’autre. Bilan : 50/50

Et voilà le plus rigolo : le téléphone. Donc j’ai 2 téléphones à la base. Un anglais, un français. L’anglais, rien à dire, tout est simple et pas cher, j’ai même internet gratuit dans plein de pays dans le monde avec. Mais je l’ai fait résilié puisque de toutes évidences je ne vais pas retourner à Londres. Et donc mon téléphone français, bah… Je l’ai chez un opérateur dont je ne citerais pas le nom (mais qui fait un forfait à 2 €, ce même forfait que je me coltine depuis 2 ans et demi pour garder mon numéro français et joindre les copains quand je rentre en France). Les sachant durs à contacter, je m’en vais de ce pas retrouver mes vieux identifiants pour me connecter à ma plateforme et me commander une nouvelle sim. Jusque là tout va bien. Je clique gentiment sur : commander une nouvelle sim / ma sim a été volée. Bien. Quand subitement apparaissent les mots du diable : « votre nouvelle sim vous sera envoyée par courrier ». Ah oui d’accord. Mais je pars dans une semaine moi. Et manque de bol, ils nous ont collé le nouvel an au milieu. Allez, on croise les doigts. Sauf que zut, l’adresse n’est pas la bonne. Bon, peu importe, je reprends en douceur, je clique sur « modifier mes coordonnées » et je change cette adresse. Rien de plus simple. Jusqu’à ce qu’apparaissent le message maudit puissance 10 : « un code d’activation de votre nouvelle adresse va vous être envoyé par courrier. » Ah, ah, ah. Ok. Bien. Donc faut pas trop y compter quoi.

Voilà, j’en suis là. Demain direction la boutique dudit opérateur. J’ai hâte.

 

PS : en attendant sur ma to do list, j’ai : « réserver le trek du Machu Picchu » (plus de carte de crédit), « ostéopathe » (plus de sécu) et « aller voir ma copine et son bébé » (plus son numéro qui était sur ma sim volée). J’ai comme qui dirait l’impression que j’en rirais dans 2 mois.

 

Céline

 

4 comments on “Quand ça veut pas…”

  1. In English, please!!! 🙂

    1. Yes, I’ll try!! For some articles I will but for this one, let’s just say that someone stole my bag in Paris and I had to do all my papers again a week before the departure. So, that was my real trip preparation… Was just super crazy but I achieved. And tomorrow is the first plane…

  2. Courage! Avec un peu de chance tu te feras pas arrêter par les douanes en arrivant à terme comme ç’a été le cas avec moi en arrivant à Londres 🙂

    1. Mais qu’est ce qui t’étais arrivé en arrivant à londres Michaël ?!

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